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En exergue :

  • Frank Ramsey, "Truth and Probability" (1926)
    The highest ideal would be always to have a true opinion and be certain of it; but this ideal is more suited to God than to man.
  • Jules Bertaut, "1848 et la Seconde République" (1937)
    L'enthousiasme est pour rien chez nous : aussi les Français, peuple avare par excellence, le répandent-ils avec une générosité qui n'a d''egale que leur versatilité.
  • Turgot, lettre à Du Pont (1773)
    C’est au public lisant et réfléchissant qu’il faut parler, c’est à lui qu’il faut plaire, lui et lui seul qu’il faut persuader ; toutes les flagorneries aux gens en place, tous les petits détours dont en s’enveloppe pour ne pas les choquer sont une perte de temps écartant du vrai but et ne réussissant même pas à faire sur eux l’impression qu’on s’est proposée.

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Commentaires

sego presido

Les atouts imparables de Segolene

1.Femme 2.Socialiste 3.qui s'appelle Royal 4. qui a des faux airs de Mitterrand (surtout de profil) 5.n'a jamais vecu ni travaille a l'etranger 6.n'a jamais produit une once de valeur ajoutee par le travail 7. a toujours dependu des prelevements publics pour vivre
LE CHOIX IDEAL POUR LE CHANGEMENT. BACK TO GENERATION M.

bernard girard

Père d'une diplomée de HEC installée à Londres depuis quelques années, fonctionnaire du gouvernement britannique où elle bénéficie d'un horaire à la française (36 heures hebdomadaire) et d'avantages sociaux au moins équivalents à ce qui existe en France (mais oui, mais oui!), je suis souvent amené à me rendre à Londres et à y croiser de nombreux émigrés français. Il me semble que le phénomène ne concerne pas que des diplômés de l'enseignement supérieur. Loin s'en faut. Toutes sortes de Français émigrent à Londres, dont beaucoup d'enfants de l'immigration qui espèrent y trouver une société plus accueillante. Pour ne citer qu'un exemple, le responsable de la boutique de Ladurée chez Harrods était, en décembre dernier, antillais. Autre exemple : ma fille cherche une nounou pour son bébé. La plupart des candidates sont françaises et demandent des salaires qui feraient frémir les jeunes bourgeoises parisiennes. Le phénomène est semble--til complexe. Il me semble qu'il tient moins aux avantages de la société britannique qu'à une espèce de "dégoût" de la société française qui touche des jeunes de toutes formations.

Bernard Salanie

Je remercie deschiffres pour le lien a l'annuaire statistique americain, qui donne effectivement l'impression que 1) il s'agit le plus souvent de Francais tres qualifies (mais, BG, je reconnais qu'il y a aussi a Londres de nombreux jeunes francais qui occupent des emplois peu qualifies) 2) le flux est important. En ce qui concerne les raisons d'emigrer, chacun (les emigres au premier plan) peut avoir ses anecdotes ; je ne pretends pas avoir de reponse fixe, mais ceci me semble souligner le besoin d'etudes sur ce sujet.

Sur le plan sociofiscal, comme disent Laroque et Salanie :

* l'impot sur les revenus eleves (disons les 5% superieurs) est un peu plus lourd en France qu'aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni pour les jeunes celibataires, mais pas tant que cela ; et les familles beneficient en France de l'avantage du quotient familial, qui pese lourd
* la grosse difference se situe au niveau des prelevements sociaux. Ils assurent effectivement une couverture gratuite (plus ou moins) ; mais peu de salaries parmi les revenus eleves aux Etats-Unis ne disposent pas d'une couverture equivalente financee par leur employeur (qui se rattrape sur les salaires certes, mais dans cette categorie ils ne me donnent pas l'impression d'etre + bas qu'en France)
* le cout de l'education des enfants est plus eleve qu'en France... sauf a les mettre a l'ecole publique (il y en a de bonnes, selectives). Pour l'education superieure, quatre annees de college coutent environ 200 000 dollars dans les meilleures universites privees (mais moins de 100 000 a Berkeley, universite publique moyennement miteuse). C'est beaucoup, meme si le logement est compte dans cette somme. Ceci dit, nous parlons de gens qui gagnent plus de 100 000 dollars par an. Et il y a des parents en France qui envoient leurs enfants dans des ecoles de commerce privees, le croiriez-vous :-)

aarabat


Bonjour

il est vrai qu'il s'opere actuellement un veritable fuite des cerveaux mais aussi de la jeunesse ( souvent issu de l'immigration comme le soulignait bernard girard ).
C'est dommage pour l'economie française qui se prive de ses cerveaux et de son dynamisme.

En revanche , ayant moi-même étudié en Allemagne et pars lundi prochain en Chine ( si si ;-) ) , les allemands aussi s'inquietent de voire leurs diplômés et leurs jeunes s'expatriaient en Grande-Bretagne.


http://chine-voyage.blogspot.com

Flaff

L'image très dévalorisée des métiers manuels tient probablement beaucoup à la tendance nette de l'administration française à préférer remplir ses lycées techniques avec les populations à scolariser qui se résignent à ses choix plutôt qu'à adapter son offre de formation non pas à la demande des employeurs, mais au besoin, ce qui est toujours bien différent. Je ne suis donc pas étonné de constater que les revenus qu'on puisse tirer de l'exercice de professions réputées peu qualifiées soit sensiblement plus élevé à l'étranger qu'en France, qu'on soit ou non né marqué comme une possible victime du racisme ordinaire, toujours plus aisé à supporter avec de bons revenus.

ava

Outre le fait que les salaires sont souvent plus élevés à Londres qu'à Paris, notamment pour les emplois peu qualifiés et la finance, l'ambiance et la "gniak" sont plus au rendez-vous et c'est ça qui fait toute la différence, voir mon post à ce sujet.

les chiffres

http://www.collegeboard.com/student/pay/add-it-up/4494.html donne les chiffres moyens de cout de college, moins eleves que les anecdotes de M Salanie plus haut dans les comments :
Average College Costs 2005-06 But Did You Know That...
Four-year private $21,235 (up 5.9 percent from last year)

Four-year public $5,491 (up 7.1 percent from last year) About 60 percent of students attending public four-year colleges pay less than $6,000 for tuition and fees per year.
Only about 2 percent of all students attend colleges where tuition and fees total $33,000 or higher per year.

PRECISION PRECISION - c'est vrai que c'est cher toutefois

Merci

Bernard Salanie

Allons allons, il n'y a *jamais* d'anecdotes sur ce site ! Je me fondais sur les chiffres de Columbia :

http://www.studentaffairs.columbia.edu/admissions/finaid/

Bien sur, la plupart des etudiants qui vont au "college" aux Etats-Unis paient beaucoup moins cher. Mais il me paraissait honnete de comparer, disons, nos grandes ecoles aux meilleures universites americaines, plutot qu'aux "community colleges".

Notons aussi qu'a Columbia comme dans d'autres universites, le processus d'admission est "needs-blind": on ne demande pas aux candidats s'ils peuvent payer. S'ils sont admis, l'universite s'engage a les aider si necessaire. 40% des etudiants ont une telle aide---a condition qu'ils s'aident eux-meme en prenant par exemple des "summer jobs". Columbia y consacre 40 millions de dollars par an. A titre de comparaison, ce doit etre le cout des bourses annuelles de 10 000 etudiants francais defavorises, voir

http://www.education.gouv.fr/sup/etudiant/aides.htm

precision

Community colleges are not the only Public ones - STATE 4y are more representative of costs, quality and recruitment in the public sphere ..... but this is more semantics that may be lost on our French readers - best

Loos Charles

Connaissez-vous l'histoire du bon ami de Strauss-Kahn, ce millionnaire américain dont j'ai oublié le nom qui a voulu passer sa retraite en France. Il s'achète une belle villa sur la côte d'Azur, amarre son yacht, et profite tranquillement du climat, du paysage, dépense sans compter etc.
Passe quelques mois et il reçois une feuille d'imposition, le total s'élevant à un taux record de...143%! Inquiet il demande conseil à son ami DSK qui lui répond que ce n'est pas possible, il s'informe quand même auprès des services fiscaux et découvre qu'effectivement son ami américain doit belle et bien payer 143% d'impôts tout rond malgré l'argent qu'il injecte dans l'économie française. Cet américain a bien évidemment quitté notre beau pays pour rejoindre la Californie si mes souvenirs sont exacts.

Donc tout dépend de combien vous gagnez, de votre profession, et de vos possessions. Mais franchement si on additionne les impôts déclarés, les prélèvements automatiques sur votre feuille de salaire, si vous exercez une profession libérale, si vous avez une succession ou n'importe quoi d'autre, si vous payez l'ISF, si vous payez l'IS, si vous payez derrière la TVA. Je suis désolé mais on est très loin des chiffres annoncés. En fait la seule sur laquelle on ne paye pas d'impôts ou taxes c'est sur l'air que l'on respire! A ce propos est ce que ceux qui ne payent pas d'impôts (particulièrement nombreux dans notre pays) sont comptabilisés dans ces chiffres? Parce que si on comptabilise les chômeurs, les RMIste, les retraités, les sans-papiers, les fonctionnaires, les enfants (!), bref tous les gens qui vivent de la redistribution, peut-être que l'on arrive effectivement dans les 45%!

Le sujet a un peu dévié par rapport au texte de B. Salanié mais je souhaite quand même rajouter une couche à ce que disait Emmanuel sur Ségolène:

Les atouts imparables de Ségolène:

1. Femme 2. Socialiste 3. Qui s'appelle Royal 4. Qui a des faux airs de Mitterrand (surtout de profil) 5. N'a jamais vécu ni travaille a l'étranger 6. N'a jamais produit une once de valeur ajoutée par le travail 7. A toujours dépendu des prélèvements publics pour vivre 8. Qui inscrit ses enfants dans le privé à Neuilly 9. Qui sort de L'ENA 10. Qui vit en concubinage (vive les valeurs familiales!) avec le chef des socialos 11. Souriante en public Monstrueuse loin des caméras.
LE CHOIX IDEAL POUR LE CHANGEMENT. BACK TO GENERATION M.

sego presido

Hello Charles Loos, I am sure that Emmanuel would not be happy to think that atouts 1 to 7 come from him - actually they come from me (writing under "sego" ou "sego presido" and many other fun aliases)

Sego Presido

Je reprends les atouts , et l'intention initiale qui etait non polemique non subjective factuelle - keeping some of Charles' contribution - je crois que 1-11 capturent les raisons pour lesquelles le vote va aller vers elle dans l'inconscient collectif.

Les atouts imparables de Ségolène:

1. Femme 2. Socialiste 3. Qui s'appelle Royal 4. Qui a des faux airs de Mitterrand (surtout de profil) 5. N'a jamais vécu ni travaille a l'étranger 6. N'a jamais produit une once de valeur ajoutée par le travail 7. A toujours dépendu des prélèvements publics pour vivre 8. Inscrit ses enfants dans le privé à Neuilly 9. Sort de L'ENA 10. Vit en concubinage 11. Consort partage atouts 2-6-7-8-9-10
LE CHOIX IDEAL POUR LE CHANGEMENT. BACK TO GENERATION M.

Loos Charles

Yes in deed...I have done a little mistake of line :) ¿Pero porque cambias de idioma a cada frase? C'est à n'y rien comprendre! Alors pardon Emmanuel et chapeau bas à sego presido qui m'emmène décidemment très loin du sujet originel!
Pour rendre grâce à mes sources la petite histoire du millionnaire américain est tirée de "Trop d'impôts tue l'emploi" de Philippe Alexandre. Punto final.

Falpars

Apres avoir lu ce billet et ses commentaires, je me suis decide a lire les statistiques du service d'immigration japonais puisque je suis actuellement au Japon et que ce pays est l'une des premieres economies mondiales. Voila le resultat pour les annees 2000, 2003 et 2004. A lire comme suit : entrants/sortants/flux (positif correspondant a un flux vers le Japon)

Annee 2000 : 81528 / 80389 / 1139
Annee 2003 : 87722 / 86963 / 759
Annee 2004 : 98826 / 98775 / 51

Meme si de plus en plus de personnes sont impliquees dans ces flux, il apparait que le flux net se rapproche de 0 (le flux de 2004 est quasiment negligeable). J'ignore si cela est du a quelque politique japonaise ou au fait que le Japon apparait de plus en plus comme eloigne, et comme une societe fermee.

Concernant les motifs d'expatriation, les impots ne sont pas vraiment entres en ligne de compte lors de mon depart. Je dois reconnaitre avoir du mal a prevoir mes impots en France, alors inutile de dire que j'aurais ete bien incapables de le faire pour le Japon.
Non, simplement le manque d'enthousiasme des recruteurs et la quasi-haine pour l'industrie ou tout systeme plus competitif que le CNRS a ete l'un des facteurs les plus important. Question d'ambiance comme le faisait remarquer ava dans son commentaire.

François

ce blog dérive parfois un peu trop à mon gôut ds sujets économiques ou anectodiques de BS "aux Etats" pour mon gôut.
Back to economy...je ne suis pas convaincu par l'anedote du PDG américain...143% de quoi? de son revenu en France? s'il n'en a pas, cest moins que rien...
notre système fiscal est loin d'être parfait mais je demande des arguments un peu plus solidement étayés pour me faire croire qu'il est confiscatoire....
il y a sans doute des études là dessus, mais je n'ai pas cheché au delà du Conseil des Impots...

Quant à cette impression ressentie par ava, falpars, d'une société plus dynamique au Japon, en grande-betagne, j'aimerais mieux comprendre ...

herewego

Nouvelobs de cette semaine est consacre au sujet de ce post...Partir et réussir à l'étranger

Les Français sont de plus en plus nombreux à rêver d'ailleurs. Pour voir du pays, trouver un emploi, vivre une vie meilleure. Leurs destinations fétiches : Londres, Barcelone, Montréal, Shanghai ou Sydney, où prospèrent déjà d'importantes communautés d'expatriés. Comment se lancer et faire son trou dans ces mégapoles convoitées ? « Le Nouvel Observateur » a mené l'enquête

Troll en goguette

Vous pensez vraiment qu'un tiers des énarques quittent la France chaque année ?

trollard

Hallo Trollard, a qui s'adresse ce one liner ?

Bruno de Beauregard

En France, et plus spécifiquement dans le Sarkoland, on peut même se faire démolir sa boite de 10 ans d'âge à coups de RG et de DST, pour activité associative critiquant le pouvoir politique en place.

Ce n'est donc pas moi qui conseillerait quiconque, jeune diplômé ou entrepreneur dans l'âme, d'user vainement sa jeunesse dans la France d'aujourd'hui et de demain.

Adieu France

Diplômé ingénieur + docteur, je pars. Deux propositions par deux géants US de l'informatique, alors qu'ici, on ne me propose que des emplois sous-qualifiés en SSII. No thanks.

Etienne LEHMANN

Un peu de provoc : dans une économie « mondialisée », je trouve que c’est plutôt un signe d’ouverture d’esprit que de plus en plus de « jeunes » envisagent de vivre ailleurs hors de France. Ce n’est pas cela le sens du « village mondial » ?
Là où je partage nombre d’inquiétudes, c’est que pour que cet échange soit « mutuellement profitable », il faudrait que les flux aillent dans les deux sens. C'est-à-dire, qu’il y ait non seulement des « jeunes » français qui émigrent aux USA, UK, Hong-Kong, Japon, Berlin … mais également des jeunes américains, anglais, chinois, japonais, allemands qui désireraient émigrer en France. Je connais mal les chiffres, mais je conjecture que notre immigration a d’autres origines. En quoi d’ailleurs serait-ce un problème ? En revanche, les conditions dans lesquels nous accueillant en France ces jeunes, me semble hautement plus préoccupantes. A l’heure où, par exemple, les programmes doctoraux d’économie dans les universités du « top-US » sont largement alimentés par des étudiants non - américains, est ce que notre attitude à l’égard des étudiants étrangers dans le système d’enseignement supérieur français est adéquat ?

Carl

Il faudra bien un jour expliquer l'autonomie du concept d'économie française dans le cadre de la mondialisation libérale.Le modéle britannique
tant vanté exporte plus de jeunes diplomés que la France-au-système-éducatif-archaique,Les deux pays compensant largement par l'immigration en provenance du tiers monde.Et quid de l'effort de recherche public britannique?
Dans les discours déplorant l'exeption française,on aime bien avoir le beurre et l'argent du beurre;rappelons nous les 35 heures qui auraient réalisé l'exploit de pénaliser à la fois le contribuable ,les entreprises et les salariés.Ou est passé l'argent?

achakar

Il faut pas s'étonner de ces immigrations, on connaît le taux de chômage en France, sa non flexibilités (accentuée avec le refus du CPE) c'est normal donc que les jeunes diplômés se décident de s'ouvrir des horizons plus prometteurs (UK, USA et aussi la Suisse) d'autant plus que ds ces pays le stresse au travail est plus faible.

Ce manque à gagner serait-il remplacé par l'immigration choisie?

Yann

Etudiant de formation ESC, j'étudie actuellement en Allemagne (double diplôme), après un passage par la Hongrie.
Spécialisé en finance, j'aurais aimé faire mon stage en banque d'affaire en France, mais visiblement mon profil n'était pas le bon. Toujours la même réponse (j'ai testé les grands cabinets de conseil, ils appliquent la même méthode...) : "votre école n'appartient pas au groupe cible" (des Parisiennes). Ah bon ?

Pas grave, je suis donc partit faire 13 mois de stage au Luxembourg, où l’on me proposait une expérience enrichissante me permettant de subvenir moi-même à mes besoins (oui, un stagiaire mange, à besoin d'un toit, etc.).

Allemagne, changement de décors, tout à coup mon profil bilingue intéresse. En ce qui concerne l’école? Il s’agit de la plus réputée, mais peu importe (après tout après avoir bûché en prépa pendant 2ans, vous êtes adulte et mettez sans doute à profit la formation d'école -HUM!-)! Non, ici c’est plutôt : Envoyez-moi vos relevés de notes depuis le bac, et les lettres de recommandation de vos anciens employeurs… Une zone d’ombre sur le CV est bien souvent fatidique, tout comme une photo de mauvaise qualité. Voilà, je travaille maintenant à Francfort. La France ? Pour quoi faire ? Je n’ai pas envie de travailler pour les autres, et encore moins de pérenniser et de financer le système franco-français des écoles d’élite – elles ont fait leur temps-, la valeur d’un collaborateur se mesure différemment. Londres? À voir...
Allemagne, changement de décort, tout à coup mon profil billingue intéresse, l'école ? Peu importe (après tout après avoir buché en prépa pendant 2ans, vous êtes adulte et mettez à profit la formation d'école -HUM!-)! Envoyez moi vos relevés de notes depuis le bac, et les lettres de recommandation de vos anciens employeurs, et on verra. Voilà, je travaille maintenant à Francfort. La France ? Pour quoi faire ? Londes ? A voir...

Johan

Les Français installés en Grande-Bretagne sont peu nombreux (95 000). Les personnes qui entrent en Grande-Bretagne le font davantage pour leurs études que pour le travail. Celles qui quittent la Grande-Bretagne sont d'âge actif et très peu sont des retraités.

Une désinformation insidieuse veut nous faire croire que les jeunes Français quittent la France pour trouver ailleurs un emploi qu'ils ne trouvent pas chez eux, en particulier pour aller en Angleterre. Dans l'autre sens, seuls les retraités viendraient s'établir en France. Ce discours est bien différent de la réalité.

Comme le montrent les statistiques britanniques, lors du recensement de 2001, les Français ne sont pas très nombreux en Grande-Bretagne : 95 100 (38 100 à Londres). En proportion de la population française pour 2001, seulement 0,16 pour cent des Gaulois se trouvent chez les Grands-Bretons, à comparer avec 0,32 % pour les Goths. Les pays présentés comme des modèles de réussite ont une proportion plus importantes de leurs nationaux en Grande-Bretagne : Danemark (0,35 %), Pays-Bas (0,25 %), Suède (0,25 %), de même que l'Allemagne (0,35 %) qui a longtemps été présentée comme un modèle.
L'Irlande est un cas particulier (14,11 %) et les mérites tant vantés, mais artificiels, de l'économie irlandaise n'incitent guère les Irlandais à retourner dans leur pays.
...
Le principal motif est les études (26,4 %) pour ceux qui vont en Grande-Bretagne et pas le travail (22,3 %), alors que le principal motif est le travail (25,2 %) pour ceux qui quittent la Grande-Bretagne, les études comptant très peu (3,0 %).
...
Si l'on examine l'âge des migrants, ce ne sont pas des cohortes de retraités qui quittent la Grande-Bretagne mais pour l'essentiel des personnes d'âge actif. Les retraités ne sont que 2,6 % parmi ceux qui quittent la Grande-Bretagne (retraite à 60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes). La plus grande proportion d'entrées entre 15 et 24 ans provient d'une beaucoup plus grande proportion d'entrées pour les études.

Lire http://travail-chomage.site.voila.fr/britan/gaulois.htm
pour plus d'informations, avec tableaux statistiques des migrations.

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