Ma Photo

En exergue :

  • Frank Ramsey, "Truth and Probability" (1926)
    The highest ideal would be always to have a true opinion and be certain of it; but this ideal is more suited to God than to man.
  • Jules Bertaut, "1848 et la Seconde République" (1937)
    L'enthousiasme est pour rien chez nous : aussi les Français, peuple avare par excellence, le répandent-ils avec une générosité qui n'a d''egale que leur versatilité.
  • Turgot, lettre à Du Pont (1773)
    C’est au public lisant et réfléchissant qu’il faut parler, c’est à lui qu’il faut plaire, lui et lui seul qu’il faut persuader ; toutes les flagorneries aux gens en place, tous les petits détours dont en s’enveloppe pour ne pas les choquer sont une perte de temps écartant du vrai but et ne réussissant même pas à faire sur eux l’impression qu’on s’est proposée.

Recherche Google


Inscrivez-vous à ma newsletter

Powered by
FeedBurner

Blogs recommandés

Blog powered by Typepad

Merci à StatCounter


« Les grands systèmes | Accueil | Les salaires des universitaires »

Commentaires

Marcel Patoulatchi

Monsieur « encore moi », c'est donc le troisième message de votre part sur ce blog dont le thème majeur semble être ma propre pensée - qui n'est pourtant pas l'objet du blog. Vous accusez de « tourner en rond », c'est très gentil.

Mais c'est évidemment un procédé de débat lamentable : il est clair que votre ton ne met pas en disposition pour vous écouter raisonnablement ; pire, votre propension à vouloir me critiquer vous fait perdre de vue toute analyse raisonnable et dès lors vous débattez de ma pensée en l'inventant de votre tête. Ainsi, vous déclarez que « pour bcp [NDM : dont je ferais partie] un manager ne sait et veut faire qu'une chose : VIRER LES PAUVRES SALARIES ». Le fait que je n'ai jamais tenu pareil langage, soutenu une telle assertion, ne vous arrête pas.

Non, vous semblez avoir un problème personnel avec moi-même, que je m'explique mal - mais il est vrai que votre anonymat total (puisque vous changez de pseudo à chaque fois, qu'on ne peut vous lier à un blog) contribue au flou artistique qui se superpose à votre agressivité.

Contrairement à ce que vous prétendez, dire « je ne veux pas non plus que les citoyens ne puisse se projetter honnêtement dans l'avenir parce qu'ils risquent à tout moment de se faire jetter, non pas selon des critères précis et établi, mais seulement selon le bon vouloir d'un supérieur » ne signifie pas déclarer que tout supérieur pourrait vouloir renvoyer un salarié pour le fun.
Ca ne veut rien de plus que ce qui est dit.

Par analogie, je pourrais déclarer qu'il est positif que notre droit prévoit que la durée d'une vérification d'identité réalisée par des policiers s'impute de la durée d'une garde à vue, de sorte à ce que la vérification d'identité conserve tout son sens et ne soit jamais utilisée pour prolonger abusivement la durée d'une garde à vue. Selon votre raisonnement, en disant cela, je prétendrais que tous les policiers n'ont qu'une seule volonté, celle d'abuser de leur pouvoir. C'est bien évidemment un détournement de propos lamentable.

Vouloir que le droit encadre et prévoit les éventuels abus ne signifie pas prétendre que le monde entier n'a pour seule volonté que de commettre des abus.
Et lorsque je dis que cela favorable à ce que l'on puisse renvoyer des fonctionnaires, cela devrait pourtant vous indiquer que je ne suis pas fondamentalement hostile à toute idée de licenciement, que je conçois qu'il puisse être justifié.

Cela me semble évident mais votre hargne personnelle (3 messages agressifs à mon encontre, donnant dans l'attaque personnelle, je pense que cela dépasse le simple hasard) vous empêche peut-être de voir cette évidence. Je vous serai gré à l'avenir de tenter de mettre de coté votre animosité à mon encontre ; vous avez le droit de ne pas m'aimer, cela ne me gène guère. Mais dans le cas présent, cela me semble nuire à la qualité de la discussion.

Patrick González

Bernard, tu me permettras de répondre sur ton blog au message de «Khane».

Je n'ai traité personne de gamin attardé; j'ai seulement amené de l'eau au moulin de Bernard Salanié qui signalait. à juste titre, que les Nord-Américains ont une bien piètre opinion de ce qui se passe en France. C'est un témoignage.

Cela dit, vous tombez vite dans le piège de l'« exception française ». Que les Français envisageraient l'organisation des rapports humains d'une manière bien différente du reste du monde. C'est un mythe. Les Français ne sont pas très différents des Américains, des Canadiens (je suis Canadien) ou des Hollandais. Nous faisons face à des problèmes semblables et les réponses sociales, parfois différentes, que nous choisissons répondent aux mêmes impératifs. La société française est toutefois beaucoup moins perméable aux idées venant de l'étranger que d'autres sociétés. Dans le monde d'aujourd'hui, cela en fait une société nettement plus conservatrice, où les choses bougent beaucoup moins vite qu'ailleurs. L'aveuglement des Français, c'est quand ils mènent leurs batailles en ayant l'impression de défendre une certaine « spécificité ». Or, les autres sociétés ont été confrontés aux mêmes problèmes par le passé, notamment la règlementation du marché du travail des jeunes. Chez nous, les CPE, cela portait le vocable assez bizarre de « clauses orphelins ». Ces problèmes, nous les avons réglé il y a vingt ans. Nous nous sommes fait enlever les amygdales et nous n'en sommes pas morts. Alors, cela exaspère un peu quand on voit la société française se braquer comme si le ciel allait lui tomber sur la tête. Vous avez des amygdales comme tout le monde. Vous pouvez bien choisir de les garder, mais arrêtez de vous conter des peurs en prétendant que vous êtes si différents et que leur abalation vous mènerait au cimetière moral.

Khane

M Gonzàlez

Tout d'abord toutes mes excuses si vous vous êtes senti visé par mon commentaire. Il ne vous était absolument pas destiné. La parution de mes mots quelques lignes en dessous des votres est totalement fortuite je vous prie de le croire.

La seule personne visé par mon billet était M Salarié qui parait parfaitement capable de ne pas faire d'almagame quand il s'agit des amércains, mais qui n'a pas les mêmes largesses en ce qui concerne les étudiants. Néamoins comme vos points sont valides, je vais me permettre de rebondir dessus pour eclaircir mon propos.

Avant de poursuivre, je me permettrait d'ajouter que sur les trentes ans de ma courte vie, j'en ai passé plus de vingt dans des pays étrangers dont notamment les Etats Unis (2 ans) et le Quebec (1 an). Je ne pense pas être fermé d'esprit et je pense avoir une assez bonne vision des solutions appliquées ailleurs chez nos voisins (Allemagne et Pays Scandinaves notamment) ou outre atlantique.

Pour revenir a votre exemple des amydales, je dirais que nous avons un docteur/shaman qui pour une raison X ou Y considère que l'abblation des amydales serait un sacrilège. Une forme impie de sorcellerie. Un abjection. On ne sait trop comment, il a été décrété que les amydales étaient sacrées et que l'on ne devait pas y toucher. Alors forcément le patient s'infecte et hurle de douleur, et là on lui reproche son égoïsme et l'absence de direction constructive de sa démarche.

Les jeunes en France, c'est le truc sur lequel on tape. Allez demander aux artisans (premier employeur de France) ce qui l'empêche d'embaucher plus, la réponse sera unanime : l'URSSAF. Alors le jeune pour ne pas l'avoir en salarié, on le prend en stage, en contrat de qualif, en apprentissage, en alternance etc. Les contrats non CDI mal payés et sans aucune garantie quand vous avez moins de 25 ans vous pouvez déjà en rencontrer une palanquée. Il convient cependant de ien se rendre compte qu'à un certain moment on sort du cadre des considérations economiques et sociales pour rentrer dans le cadre des mathématiques pures. L'ensemble des contrats précités sont passés sans grosses difficultés car ils restaient dans le cadre de la "formations" (encore qu'il y ait de gros abus sur la notion de stage). Le CPE attaque le cadre de la vie professionnelle. C'ets à dire le moment ou l'on est supposé arréter de vivre chez ses parents et commencer à vivre tout seul. Seulement voilà ces jeunes voient leurs ainés enchainner des stages pendant des années et faire du stop and go sur leurs études et ont la crainte suivante : "Si je me fais virer après 25 ans par rupture de CPE, je fais quoi ?". Le CPE apparait alors comme une non solution, on ne fait que repousser le problème de x années jusqu'à l'age de 26 ans.
Il y a ennormément de choses à remettre en cause en France (la valeur des diplômes, le cooptage quasi systématique, les grilles de salaires et les tableaux d'avancement rigides, les possibilités d'emprunts, les aides aux entreprises etc.) mais niveau contrats pour les jeunes, je pense honnêtement qu'on a le plein.

Maintenant les jeunes prennent le CPE comme un affront personnel. Pourquoi ? J'imagine que c'est le coté réforme perpétuelle qui agace, après avoir subit moult réforme pendant leur scolarité, nos futurs employés voient avec horreur la réformite aigue gagner le monde du travail (il faut savoir que la scolarité d'un francais est souvent ponctué d'une dixaine de réforme du système éducatif - si il y a une chose en France qui échappe à l'immobilisme ce sont les programmes scolaires et les intitulés de formations). De toute façon le CPE personne ne sait vraiment ce que c'est (le texte tressé à la mode des rappels d'articles pour remplacement de mots est totalement illisible pour un néophyte aussi citoyen soit-il), personne n'en veut (les entreprises parcequ'elles se prennent des procès quand même, les banques parceque ca augmente le risque sur les prets étudiants accordés et les prets accordables et les principaux concernés parceque çà fait emploi de perdant.) et personne n'en aura (le président n'a pas promulgé la loi, le démontage en règle de ce qui faisait son éventuelle force a été promis).

Voilà pour mon avis sur le CPE. J'espère vous avoir convaincu qu'il n'y avait aucun chauvinisme mal placé sur un problème que seul es francais peuvent rencontrer, mais seulement une grande lassitude devant ce qui semble être la version tragédique de la pièce "beaucoup de bruit pour rien". En ce qui concerne le chomage des jeunes, on a les solutions (depuis au minimum dix ans), mais on ne les appliquera pas. On ne peut pas faire baisser le chomage des jeunes sans menacer au moins un petit peu le travail des moins jeunes et des vieux, et malheureusement les jeunes ne sont pas une tranche électorale significative.

Bref il existe plein de choses à dire sur le CPE, plein de positions à défendre et pleins d'ouvertures à trouver. Celà vient peut-être du fait que je suis en France en ce moment, mais il me semble difficile de résumer la situation que nous sommes en train de vivre à une insurection de mollusques pantouflards qui aimeraient bien retourner dans leur coquille séculaire et méritée. Or c'est exactement ce que font les deux journalistes cités. Je ne peux que trouver celà navrant, il ne s'agit pas d'un point de vue mais d'un jugement à l'emporte pièce du type de ceux que l'on trouve au café de la gare longtemps après le passage du dernier train. Et celà me décoit profondément du Washington Post de laisser passer ce genre de choses dans ses colonnes. Quand je vois se qu'il y a à dire et ce qui est dit je ne peut pas trouver ces deux articles autre chose qu'idiots ou mal faits.

Le but de mon commentaire était donc de dire à M Salarié argumentation à l'appui que
a) Tous les américains ne sont pas idiots et/ou désinformés, mais là je pense quand même que l'on tient deux spécimens.
b) Tous les étudiants ne sont pas idiots et/ou désinformés non plus et il existe des raisons tout à fait valables de ne pas aimer le CPE.

Scoobidou

Juste une observation sur une remarque de votre post. Même si John TIERNEY est éditorialiste au NYT, il n'est absolument pas démocrate. En effet, la grande qualité de la presse américaine fait que des journaux à tendance démocrate comme le NYT aient malgré tout des éditorialistes officiels qui soient justement d'une tendance inverse. Tierney est un de ceux là, puisqu'il est ouvertement républicain, et même plutôt tendance néocon. Celà n'enlève rien à son article (quoique.....) mais méritait d'être relevé.

yabonn

Les Français ne sont pas très différents des Américains, des Canadiens (je suis Canadien) ou des Hollandais.

Bien d'accord. Reste à en convaincre les Tierney/Pearlstein. Leurs articles devraient contenir autre chose que les clichés habituels sur la france (combien de variations peut on humainement faire sur le thème des "state pampered whiners"?).

Il semble être courant, dans la presse US contemporaine, de mélanger une critique economique/sociale avec des attaques plus - ahrm - "essentialistes" (j'allais employer un autre terme, mais B Salanié appelle au calme). Précisément parceque les gens sont partout un peu les mêmes, je trouve déplorables des articles à la limite du racisme (tiens, si, finalement, je l'ai dit) comme celui de Pearlstein.

Et on devrait les acceuillir sans broncher, parcequ'il y a une critique sensée noyée dans la masse. Bof. Le résultat, c'est que le lecteur moyen du nyt/wapo est bien informé : la france gauchisante des employés à vie arrogants re-brule, plus ou moins. Un bazar de clichés et de projections.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.