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  • Frank Ramsey, "Truth and Probability" (1926)
    The highest ideal would be always to have a true opinion and be certain of it; but this ideal is more suited to God than to man.
  • Jules Bertaut, "1848 et la Seconde République" (1937)
    L'enthousiasme est pour rien chez nous : aussi les Français, peuple avare par excellence, le répandent-ils avec une générosité qui n'a d''egale que leur versatilité.
  • Turgot, lettre à Du Pont (1773)
    C’est au public lisant et réfléchissant qu’il faut parler, c’est à lui qu’il faut plaire, lui et lui seul qu’il faut persuader ; toutes les flagorneries aux gens en place, tous les petits détours dont en s’enveloppe pour ne pas les choquer sont une perte de temps écartant du vrai but et ne réussissant même pas à faire sur eux l’impression qu’on s’est proposée.

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Commentaires

Jose Bové

On devrait imposer votre chemin de croix à tous les libéraux pour les mettre face aux contradictions du capitalisme !

Visiteur

Je n'ai jamais mis les pieds aux usa, mais ... pourquoi ne pas payer en liquide ?

gm

il y a sûrement moyen d'en tirer qquelque chose, pour un économiste: en route vers un nouveau paradigme...?

Vite fait, sur le web (merci internet), une citation de Tocqueville "Quelle espèce de despotisme les nations démocratiques ont à craindre" trouvée à http://tocqueville.ifrance.com/textes/textes_ppal.htm


----------citation------------------
"Je pense donc que l'espèce d'oppression, dont les peuples démocratiques sont menacés ne ressemblera à rien de ce qui l'a précédé dans le monde; nos contemporains ne sauraient en trouver l'image dans leurs souvenirs. Je cherche en vain moi-même une expression qui reproduise exactement l'idée que je m'en forme e la renferme; les anciens mots de despotisme et de tyrannie ne conviennent point. La chose est nouvelle, il faut donc tâcher de la définir, puisque je ne peux la nommer.
Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humaine; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d'eux, mais il ne les voit pas; il les touche et ne les sent point; il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et, s'il i reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie.
Au dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulière, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril; mais il ne cherche, au contraire qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ?
C'est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l'emploi du libre arbitre; qu'il renferme l'action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu à peu à chaque citoyen jusqu'à l'usage de lui-même. L'égalité a préparé les hommes à toutes ces choses : elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.
Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la sue d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés,mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger."
-------fin citation---------------------

Bernard Salanie

* Jose : ces petites choses m'énervent beaucoup, mais je doute qu'on puisse voir en elles les "contradictions internes du capitalisme", version Marx, celles qui devaient ... où en serait, par exemple, la téléphonie mobile dans le système dirigiste ancien de la Direction Générale des Télécommunications en France ?
* Visiteur : bien sûr---on peut toujours trouver un moyen de paiement. Dans ce dernier incident, il s'agissait simplement d'obtenir une carte de réduction, l'enjeu était réduit. Mais payer son abonnement au téléphone mobile tous les mois en apportant 50 dollars en liquide au siège de T-Mobile, même à supposer que ce soit possible, me paraît bien compliqué.
* gm : c'est une belle citation, mais le pouvoir tutélaire dont Tocqueville craignait la tyrannie n'était pas le pouvoir économique (même si d'autres pages en traitent) ; il envisageait avec une grande inquiétude la possibilité qu'à force de demander une égalité dans tous les domaines (en partant du domaine politique pour arriver à l'économique, au social et au culturel), puis une protection contre tous les risques possibles, les citoyens en arrivent à confier toutes les décisions à l'Etat. Comme beaucoup d'aristocrates, il n'aimait pas beaucoup les valeurs culturelles de la bourgeoisie montante, mais c'est une autre histoire.

Visiteur

Ha oui, je comprends mieux votre dilemne.

Je trouve cependant curieux que la location d'un appareil qui vous servira notamment à effectuer des transactions commerciales (commander des ... pizzas ? billets d'avion ?) ne puisse être réglée par l'usage de ce même appareil, mais bon... one's mileage may vary.

gm

En l'occurrence, c'est le pouvoir économique qui confie toutes ses évaluations à un Big Brother sous forme de série de tableaux et on attend de vous que vous soyez une ligne, avec une multitude de colonnes vous décrivant et une itération dans le temps... comme si le fait de vous connaître si intimement et finement garantissait de tout risque commercial.

Si j'avais aimé le film, je vous dirais que ça revient à "entrer dans la matrice" pour obtenir un avatar virtuel qui vous tiendra lieu d'identification, car votre identité ne suffit pas: nous vivons dans un monde de chiens (un monde cynique, quoi!!) où l'on se fait renifler en permanence et où il faut dire merci...

Si je veux bien reconnaître que l'identité personnelle est en construction permanente, à la fois intime et négociée par le sujet avec son environnement, la transparence constante du profil et la mise en demeure contenue dans ce type d'identification ont quelque chose d'obscène...


guerby

Quel est selon vous la justification économique d'un système ou en pratique tous les consommateurs sont obligés de prendre une carte de credit ?

Laurent

PS: "où en serait, par exemple, la téléphonie mobile dans le système dirigiste ancien" : couverture complete du territoire avec les dernières technologies, facture divisée par trois puisqu'un seul réseau au lieu de trois, forte concurrence entre les MVNO lors de l'ouverture du marché commercial mais sans privatisation de la partie technique & maintenance du réseau.

Bernard Salanie

Laurent : je m'incline devant votre foi en l'Etat. Votre affirmation est bien sûr parfaitement non testable, c'est l'un des grands avantages de ce genre de déclaration. La seule chose qu'on peut faire en ce domaine, c'est examiner le passé pour juger de la crédibilité de votre assertion. Le passé, en l'occurrence, c'est la colère du Général de Gaulle après avoir appris de la bouche de l'ex-président Eisenhower qu'il n'était pas normal d'attendre de longues semaines pour avoir le téléphone (fixe, bien sûr)---il a fallu la volonté de VGE (président) pour normaliser la situation, bien tard ; c'est aussi la création du Minitel, une avancée remarquable à l'époque---que personne ne nous a achetée, quand même---mais qui a retardé l'essor de l'Internet en France. Tout ceci me suggère que vous faites triompher l'espoir (décu) sur l'expérience, comme on dit chez nous.

Sur un plan théorique, vous faites allusion à la duplication des coûts fixes qu'entraîne la concurrence. Bien sûr, il existe des "monopoles naturels", c'est-à-dire des secteurs où il est plus efficace, sur un plan purement technologique, d'interdire la concurrence. Il semble admis aujourd'hui que les progrès de la technologie ont beaucoup réduit l'importance de ces coûts fixes en ce qui concerne les télécommunications et la production d'électricité, entre autres. Mais même si le secteur était un monopole naturel, 1) il resterait à choisir entre une entreprise publique et une entreprise privée régulée par l'ARCEP ; 2) il faudrait prendre en considération les inefficacités induites par le statut de monopole, qui ne sont pas négligeables ("the best of monopoly profits is a a quiet life", Hicks 1935, reste toujours d'actualité). Il y a eu des quantités d'études sur les privatisations et la mise en concurrence dans ces secteurs, en Europe, en Amérique et ailleurs. Il y a eu des échecs flagrants, mais dans l'ensemble, le bilan me paraît assez positif, y compris dans des secteurs symboliques comme la distribution d'eau en Amérique Latine.

Elessar

Question bête: une carte de débit, ça ne convient pas ? Aux US, je règle tout avec.

Il y a d'ailleurs une (demi-)blague qui circule parmi les étrangers aux US: pour savoir si un nouvel arrivant compte rester ou repartir, il suffit de regarder son moyen de paiement; ceux qui travaillent dur à leur credit history pour avoir une carte crédit sont ceux qui comptent rester, et ceux qui se contentent de la carte débit au jour le jour sont ceux qui comptent repartir ... Ca marche mieux que tout questionnaire de l'INS !

LSR

guerby

"Votre affirmation est bien sûr parfaitement non testable, c'est l'un des grands avantages de ce genre de déclaration" rien n'est testable indépendament en économie, c'est le grand avantage de la discipline :).

"Sur un plan théorique, vous faites allusion à la duplication des coûts fixes qu'entraîne la concurrence" juste d'un facteur trois dans notre pratique nationale, rien de théorique. Et les prix ont peu baissé ces dernieres années malgré la concurrence, donc il y a soit entente entre acteur privés (pire que le monopole public), soit les couts fixes ne sont pas si faibles que ca.

Sur le minitel qui a retardé l'arrivée de l'internet, je suis d'accord mais pas sur la raison : pour moi c'est la privatisation de France Telecom combinée a son monopole de fait qui a retardé l'arrivée de l'internet, en effet une entreprise privée regarde ces profits et le minitel rapportait alors plein d'argent, donc aucun intérêt à faciliter sa disparition surtout pour un monopole de fait. Dans un modèle public, il aurait peut etre fallu que les citoyens ralent un peu (comme pour la modernisation de réseau fixe que vous evoquez) mais ca se serait passé au moins aussi vite (sinon plus).

Sur le sujet, il est intéressant de lire sur le dernier rapport ARCEP : "Les sites récemment équipés pour le dégroupage sont dans leur grande majorité le résultat des réseaux d'initiative publique lancés par les collectivités territoriales (Pyrénées Atlantique, Oise, Alsace, etc.)" comme quoi le modèle d'une propriété publique des réseaux pour éviter une duplication totalement inefficace de réseaux privés revient même si on essaie de le chasser par dogmatisme économique, "preuve" s'il en est de sa pertinence :).

Laurent

François

Bonjour Bernard Salanié,

Vous dites

"Il y a eu des quantités d'études sur les privatisations et la mise en concurrence dans ces secteurs, en Europe, en Amérique et ailleurs"."Il y a eu des échecs flagrants, mais dans l'ensemble, le bilan me paraît assez positif, y compris dans des secteurs symboliques comme la distribution d'eau en Amérique Latine".

J’avais fait quelques recherches sur internet, je n’ai pas trouvé d’étude sur l’impact global de la mise en concurrence depuis 10 ans dans les secteur des télécommunications : qui a gagné, perdu ?
- pour les clients, les factures ont augmenté, mais les services et les volumes aussi, les prix ont changé de structure, par rapport au trend précédent, quel changement ?
- le progrés technologique, l’innovation ont-ils été plus forts qu’auparavant ?
- certains services sont plus difficiles : depuis combien de temps les services d’annuaire sont incomplets du fait de la difficulté d’un accord entre opérateurs sur les données…
- la couverture nationale des services « plus » (services haut débit, téléphonie mobile en zone rurale) aurait me semble t il été plus rapide du fait de la péréquation possible en systéme de monopole….
Sans compter l'évaluation de l’impact sur les salariés du secteur : effectifs et évolution des salaires, ou de l’état qui a bénéficié de recettes importantes mais a perdu des dividendes….

Mais bien sûr la concurrence est un aiguillon de changement : marketing, réduction des coûts, etc…
C’est pour cela que j’aimerais connaître des études approfondies sur ce sujet avec des comparaisons/simulations et non la seule reprise d’idées très marquées politiquement . Peut-etre pourrez vous m'indiquer des lectures dans ce domaine, sinon il y a sûrement là un bel objet d'étude...

Quant à la distribution d’eau privatisé en Amérique Latine, je ne sais si elle peut être qualifiée de succés, (cf. Suez en Argentine dernièrement), mais je reconnais être là dessus mal informé, et manquer aussi d’un article global, d’une synthése sur ce point…

Merci pour vos analyses pertinentes et votre humour.

François Bouley

François


je l'améliore

merci de vos analyses, pertinentes
et de vos commentaires, impertinents

françois bouley

PdB

Je ne comprends pas bien votre volonté de jouer au chat et à la souris.
De deux choses l'une:

- Vous ne voulez pas prendre une carte de crédit, et donc, ne vous plaignez pas de ne pas pouvoir faire certaines transactions qui en nécessitent une.

- Vous voulez entrer dans le système (ben oui, où que vous alliez, il y a un système avec ses règles de fonctionnement, qu'elles vous plaisent ou pas) et vous devez avoir une carte de crédit.

Quel est l'objectif de ce système de "credit history" ? Donner un outil RELATIVEMENT fiable aux créditeurs pour qu'ils sachent, à peu près, avec qui ils traitent. Rien n'est parfait, je le reconnais. Préférez-vous le système "made in France" qui vous oblige à fournir vos trois dernières feuilles de paie et un RIB autorisant FT ou SFR a prendre de l'argent directement sur votre compte ? Comme je le disais, chaque système a ses règles de fonctionnement.

Concernant les cartes de crédit "made in USA", je suis étonné de voir qu'un individu aussi intelligent et éduqué que vous semblez l'être (opinion fondée sur la lecture des divers articles de votre blog) continue de sortir de pareilles âneries sur le sujet !

En quoi prendre une "petite" carte de crédit constitue-t-il un problème ? Peut-être croyez-vous que vous allez être obligé de vous endetter ? Allons ! Un économiste comme vous devrait faire l'effort de comprendre comment ça marche, ce n'est pas sorcier.

Vous allez à la banque, celle où vous avez votre compte-chèque. Comme vous travaillez légalement, vous avez un "Social Security Number". Vous demandez à discuter avec un "account manager", évitez les employés du guichet, ils n'ont aucun pouvoir de décision. Vous expliquez que vous souhaitez ouvrir un compte avec une "credit card". Quand le manager va vous demander votre SS#, il verra que vous n'avez pas de "credit history". Vous lui proposerez alors d'ouvrir une carte avec un "low credit limit backed by a security deposit". En bref, vous déposez $500 sur un compte de sécurité et vous prenez une carte limitée a $500.

Ensuite, vous utilisez la carte tous les mois pour régler vos achats courants, sans jamais dépasser la limite. Et lorsque vous recevez votre facture mensuelle, vous avez le choix entre:
- Payer le "minimum" ce qui est une arnaque totale
- Payer le "balance in full" ce qui est la bonne chose à faire : vous payez 100% tous les mois, donc vous payez exactement 0 en intérêts. En faisant cela, vous construisez votre "credit history" puisque vous payez régulièrement. Je le réécris, vous paierez 0 (zéro) en intérêts.

Les cartes de crédit US sont des cartes "revolving". Vous pairez des intérêts si et seulement si vous ne payez pas 100% de la facture tous les mois.

Lorsque je suis arrivé aux US, sur un visa étudiant, j'ai eu une carte de crédit au bout de 9 mois seulement, sans revenu !

Dans votre cas, revenu garanti, travail légal, ce sera un jeu d'enfant, à condition de le vouloir !

Et puis, s'il-vous-plaît, epargnez-nous les envolées lyriques sur l'Empire Romain et la citoyenneté. Je ne suis pas citoyen US et j'ai pourtant plusieurs cartes de crédit (je paye 100% tous les mois).

guerby

PdB: merci pour les précisions ! Faut-il en pratique renvoyer un papier signé tous les mois (par la poste) ? Est-ce que le montant de $500 mensuel peut etre augmenté par un versement initial plus gros ? Est-ce que le montant de $500 mensuel peut être augmenté au fur et à mesure ?

Laurent (curieux :)

Bernard Salanie

* Laurent : bien sûr, les coûts fixes sont multipliés par trois ; c'est très ennuyeux pour un réseau ferré (et personne ne propose de le dupliquer), mais encore une fois, 3*epsilon=epsilon (en analyse non standard, certes). Si la concurrence est la même qu'il y a cinq ans, et la technologie aussi (je n'y connais pas grand chose), il n'y a pas de raison de voir les prix baisser.
* Francois : merci beaucoup pour vos compliments. Les privatisations les plus anciennes se font faites au Royaume-Uni (depuis 1979), ce qui fait qu'il y a deja une bonne experience (des reussites comme des erreurs). William Megginson, l'un des meilleurs specialistes de ce sujet, veint de publier un livre peu technique : "The Financial Economics of Privatization", Oxford University Press, 2005. J'ai vu aussi des articles sur la privatisation des services publics en Amerique Latine qui sont assez etonnants au vu des critiques de la gauche europenne ; par exemple :

Water for Life: The Impact of the Privatization of Water Services on Child Mortality, de Galiani (pas l'abbe), Gertler et Schargrodsky, Journal of Political Econom (Feb 2005) ; extrait du resume :

"In the 1990s Argentina embarked on one of the largest privatization campaigns in the world, including the privatization of local water companies covering approximately 30 percent of the country's municipalities. Using the variation in ownership of water provision across time and space generated by the privatization process, we find that child mortality fell 8 percent in the areas that privatized their water services and that the effect was largest (26 percent) in the poorest areas."

* PdB : merci de me renseigner sur le fonctionnement des cartes de credit, c'est vraiment gentil a vous. Plus serieusement, je considere que ce systeme est parfaitement idiot, n'est ce pas mon droit ? Les banques fournissent gratuitement des cartes de credit que les gens bien informes comme vous n'utilisent que comme des cartes de debit (comme je le faisais il y a cinq ans a Chicago), mais qui sont juteuses en ce qu'elles poussent au crime leurs clients les moins bien informes, qui utilisent la facilite de credit et paient des charges d'interet prohibitives (15-20%). C'est la subvention du riche par le pauvre... et si je dois utiliser ma carte de credit comme une carte de credit pour etablir une "credit history" qui est en fait une "debit history", pourquoi ne puis-je pas le faire...avec ma carte de debit qui ne connait jamais d'incident de paiement ? Ce n'est pas le cout tres minimal de la demarche qui m'inquiete, c'est ce que ces epiphenomenes devoilent de la bureaucratisation du capitalisme americain. Je sais bien qu'on peut faire tout ce que vous dites ; mais mon ame de revolutionnaire se revolte a cette idee :-)

guerby

En tant qu'ingénieur en télécommunications de formation, je suis tres heureux d'apprendre que le cout de deploiement d'un reseau GSM (et/ou UMTS) en France (pas très dense) est epsilon (licences et autorisations, études géographiques, achat ou contrats de location de parties de batiments, construction de tours, installation par des professionnels, tests et validation, matériel, réseau de collecte, financement), et que d'ailleurs aucun des opérateur de réseau mobile n'a du s'endetter avant d'offrir ces services, et que donc charge de la dette des opérateurs n'a jamais inquieté les marchés financiers d'ailleurs.

Les opérateurs de réseau ne sont pas l'industrie qui a mis en avant l'EBIDTA pour rien (en gros virer la dette pour ne garder quet le cash flow :). Le matériel est certes de moins en moins cher, mais le reste pas vraiment, voire plutot franchement en hausse.

Pour l'UMTS il faut voir toutes les hésitations et les études enjoignant les opérateurs a partager leur investissement de réseau, tout ca a cause d'epsilon sans doute.

Ceci dit je confirme qu'en pratique pour les ingénieurs epsilon est bien égal à trois epsilon, pour tout epsilon qui se respecte :).

Laurent

Bernard Salanie

On ne va pas se battre a coup d'humour potache... je retire mon "epsilon" qui n'etait qu'un artifice rhetorique. L'analyse theorique nous indique que la mise en concurrence a un cout, la duplication des couts fixes, et plusieurs avantages :
* la baisse des couts variables due a l'aiguillon de la concurrence
* l'amelioration de la qualite des services (il faut repondre a la demande, la sanction etant une chute des profits)
* une incitation a l'innovation plus forte (cf Hicks 1935).

Savoir ce qui l'emporte reclame des etudes empiriques. Je reste persuade, au vu de l'experience passee, que le bilan est largement positif. L'argument sur l'endettement n'est pas tres convaincant : FT et les autres ont aussi emprunte pour acquerir a prix d'or (au sommet de la bulle---si une bulle peut avoir un sommet) d'autres entreprises, a l'etranger notamment.

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