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En exergue :

  • Frank Ramsey, "Truth and Probability" (1926)
    The highest ideal would be always to have a true opinion and be certain of it; but this ideal is more suited to God than to man.
  • Jules Bertaut, "1848 et la Seconde République" (1937)
    L'enthousiasme est pour rien chez nous : aussi les Français, peuple avare par excellence, le répandent-ils avec une générosité qui n'a d''egale que leur versatilité.
  • Turgot, lettre à Du Pont (1773)
    C’est au public lisant et réfléchissant qu’il faut parler, c’est à lui qu’il faut plaire, lui et lui seul qu’il faut persuader ; toutes les flagorneries aux gens en place, tous les petits détours dont en s’enveloppe pour ne pas les choquer sont une perte de temps écartant du vrai but et ne réussissant même pas à faire sur eux l’impression qu’on s’est proposée.

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Commentaires

V

Oui. Dire que le rendement social est élevé revient à dire que c'est l'une des dépenses à laquelle les gens préférent allouer leur revenu. C'est vrai dans les pays en développement (on sait, comme l'indique clairement le rapport Landau, qui donne d'autres pistes (http://www.ambafrance.org.br/abr/atualidades/pdf/resume_landau.pdf).

C'est sans doute également vrai dans les pays développés : c'est ce que retrace l'évolution de la part de la santé dans le PIB. L'un de ceux qui l'expriment le mieux est .... Jean-Marc Sylvestre ( le chroniqueur liberal de LCI) http://www.vsd.fr/contenu_editorial/pages/magazine/kiosque/duel/duel130.php

C'est aussi un domaine ou l'elasticité prix est la plus binaire : quand on est en pleine santé, on a tendance à sous-investir (ou sous-epargner) pour sa santé. Mais toutes les personnes (comme JM Sylvestre) qui ont vécu un accident grave témoignent du fait qu'il est rare de tenir le même raisonnement au pied du mur.

En reprenant les comptes de l'INSEE sur 30 ans, qui donne l'évolution de la conso des ménages en prix et en volume, on constate que c'est l'un des plus gros postes de progression. Reste pour l'avenir une question cruciale : aevc un pouvoir d'achat qui stagne, avec des inégalités salariales qui progressent, avec un développement des techniques medicales de pointe il existe une pression forte au developpement des inegalites d'acces à la santé. Or autant l'idée qu'il existe des inegalités de revenu peut etre acceptable, meme parmis ceux qui n'en sont pas bénéficiaires (le fait que Bill Gates gagne plus que moi ne m'empeche pas de dormir), autant il est difficile d'accepter de se voir refuser une opération qui pourrait vous sauver au motif que vous n'avez pas les moyens...

Bernard Salanié

"Dire que le rendement social est élevé revient à dire que c'est l'une des dépenses à laquelle les gens préférent allouer leur revenu." : en fait, vous décrivez le taux de rendement privé des dépenses de soin, pas le taux de rendement social des dépenses en recherche médicale. Ce dernier représente le gain qu'obtient la collectivité en investissant un euro dans la recherche ; c'est ce que mesurent Murphy et Topel. Le taux de rendement privé des dépenses de soin, quant à lui, est ce que je gagne à me soigner. Il peut être très bas (voir les médecins du Malade Imaginaire) ou très élevé (si par exemple je suis soigné à domicile et remboursé à 99%). La forte augnentation de la part du PIB qui va aux dépenses médicales s'explique au moins en partie par un taux de rendement privé augmenté par la prise en charge par la Sécu. Quant à l'explosion des inégalités en France.... voir l'introduction de mon livre :

http://bsalanie.blogs.com/lelivre.html

V

Le gain de la collectivité est la somme des gains individuels : si chacun est ok avec cette augmentation, c'est qu'elle rapporte plus qu'elle ne coute, et donc que son rendement est positif.

A moins que vous ne parliez du rendement "monétaire" (ie, le rapport entre ce que l'on gagne budgétairement et ce que l'on perd), qui ne prend pas en compte le bien-etre des individus, mais uniquement les dépenses monétarisées ???


Xavier

V : "si chacun est ok avec cette augmentation, c'est qu'elle rapporte plus qu'elle ne coute, et donc que son rendement est positif."

Je crois que vous ne tenez pas compte de l'aspect mutualisation dans votre raisonnement. Les assurés n'ont pas de contrôle direct sur le montant des cotisations dont ils s'acquittent. Un acteur rationnel, face au choix de consommer ou non un acte médical remboursé à 90%, choisira de consommer l'acte si sa valeur est supérieure à 10% du coût de l'acte. Les 90% portés par la collectivité sont ignorés.

On est dans un cas typique de "tragedy of the commons". Un bien gratuit est naturellement abusé/gaspillé. On peut juger que le bénéfice sanitaire/social/moral apporté par l'assurance santé est supérieur à cet abus/gaspi. Mais je pense que c'est une erreur d'ignorer purement et simplement cet effet.

V

C'est vrai à court terme. A moyen terme le débat démocratique crée une certaine boucle de retour, et propose des choix globaux qui permettent de "réinternaliser" les excès.

C'est donc une forme spéciale de common - dont la limite est cependant, je l'avoue, la qualité du débnat politique et le courage de la classe politique à affronter la vérité.

V

Bernard Salanié

Supposons que la recherche médicale ait connu une seule réussite : la découverte de l'aspirine. Elle aurait eu un taux de rendement social considérable vers 1890, puis de -100% ensuite (un gaspillage complet). Pourtant l'achat d'aspirine par ne, vous ou moi quand nous souffrons un taux de rendement privé non négligeable (en équivalent monétaire) depuis. Si en plus Bill Gates nous rembourse tous nos achats d'aspiriune, alors ils ont un taux de rendement privé infini. Vraiment, il n'y a pas de lien simple entre ces deux concepts.

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