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En exergue :

  • Frank Ramsey, "Truth and Probability" (1926)
    The highest ideal would be always to have a true opinion and be certain of it; but this ideal is more suited to God than to man.
  • Jules Bertaut, "1848 et la Seconde République" (1937)
    L'enthousiasme est pour rien chez nous : aussi les Français, peuple avare par excellence, le répandent-ils avec une générosité qui n'a d''egale que leur versatilité.
  • Turgot, lettre à Du Pont (1773)
    C’est au public lisant et réfléchissant qu’il faut parler, c’est à lui qu’il faut plaire, lui et lui seul qu’il faut persuader ; toutes les flagorneries aux gens en place, tous les petits détours dont en s’enveloppe pour ne pas les choquer sont une perte de temps écartant du vrai but et ne réussissant même pas à faire sur eux l’impression qu’on s’est proposée.

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Commentaires

yannick

Félicitation et tous mes voeux de succès dans ce nouvel emploi.

Eric

Bonjour,

www.bloglet.com fonctionne pas mal.

Bertrand

Je crois que Typepad le permet, oil suffit d'aller dans le back office et de paramétrer le champ qui doit apparaitre sur le blog. Les gens seront ainsi prevenus dès la parution de nouveaux posts. En tout cas bravo, parce que la Columbia University, ca fait rêver...

Elessar

Felicitations !

"Pourquoi aller ailleurs qu'a Columbia ?"

On parle francais aussi ailleurs, genre aux bords de la riviere Charles ...

Plus serieusement (si ca vous interesse) Columbia n'a pas une reputation sans taches en matiere d'accompagnement des PhD.

LSR

Bernard Salanié

* Eric : merci, je viens de créer un formulaire d'inscription pour Bloglet (en bas à gauche).
* LSR : les réputations changent... Columbia était "on top" jusqu'aux années 30, encore parmi les toutes meileures dans les années 50 et 60, puis a baissé. Aujourd'hui, Harvard par exemple est bien au-dessus, comme le MIT ou Princeton qui ont aussi des professeurs français. Mais nous y travaillons !

LSR

Je ne faisais pas tant reference au niveau de la recherche ou a celui du corps professoral (qui ne fait que se renforcer ! ;-) ), qui semblent excellents et sur lesquels je ne pense de toute facon pas avoir un avis plus informe que l'economiste moyen, mais a leur reputation de "mal" acompagner leurs etudiants en PhD, i.e. d'avoir beaucoup de "grands noms" (Sachs etc.) innaccessibles aux thesards, qui du coup se retrouvent un peu seuls pour leur recherche et se debrouillent pas tres bien sur le "job market". Je ne fais que repeter la les reputations des universites parmi les aspirants a rentrer dans un programme PhD: Chicago, c'est back to the prepa, a Columbia tu seras seul, Harvard c'est no1, Yale c'est super sympa etc. etc.

Enfin, il suffit de peu de choses (un prof francais ?) pour changer ca !

LSR

PS: Pour precise, et conserve l'anonymat: je ne suis pas au bord de la riviere Charles non plus ...

François

Félicitations !

BS scripsit: "Et mon blog, me direz-vous ? Grâce à Internet, rien ne change."

Faux ! A moins que vous ne tranfériez l'abonnement à Commentaire overseas, il faudra vous rabattre sur Dissent ou bien la revue de Stiglitz (ce qui devrait vous changer :).

francis

Cela fait quelque temps que je butine sur ce blog avec plaisir, y trouvant des idées intelligentes, stimulantes...

Ancien élève de l'ENSAE éloigné de l'économie et des mathématiques pour cause d'informatique et de RH, j'espére continuer à appronfondir culture éco et réfexion plus politic, ave une vision d'outre atlantique...

francis

Olivier J

Mr Salanié, la liste email est totalement superflue car votre blog dispose d'un fil RSS et d'un fil Atom, qui sont faits pour être lus avec un "agrégateur RSS" ou "lecteur de fil RSS". Un exemple de logiciel approprié est Mozilla Thunderbird (qui est aussi un logiciel de courriel tout à fait performant).

guerby

Mes 7 mois de stages a NYC, en partie a NYU au Courant Institute mais pas chez les économistes comme Avellaneda ont ete un vrai plaisir, je vous souhaite une expérience toute aussi heureuse !

Econoclaste-SM

Bon déménagement !
Tous mes voeux pour cette nouvelle expérience.
En espérant que vous aurez le temps de ne pas nous oublier tout en publiant comme un forcené.
Si vous êtes déjà là-bas, je vous plains un peu quand même, il doit faire chaud... :o)
Et dites à Joe qu'il laisse un peu tomber les types du FMI pour nous pondre du vrai Stiglitz (si son prochain livre grand public est dans la dynamique de son Roaring nineties - bien mieux que la grande désillusion - ça devrait devenir intéressant) ;o)

Bernard Salanié

Merci à tous. Joe doit déjà se remettre de la défaite de Kerry... mais nul doute qu'il écrira un livre sur les "Bushonomics" d'ici peu.

jnl

Effectivement, le fil RSS permet de recenser les mise à jour sur ses sites préférés.

Bonne chance aux Etats-Unis et merci pour vos observations pertinentes.

philippe mahenc

En réaction au billet "Faut-il privatiser les autoroutes?", je voudrais apporter témoignage et réflexion d'un usager régulier du tronçon d'autoroute Toulouse-Perpignan.
Si j'en crois tout à la fois ma facture de péage, Adam Smith et Jules Dupuit réunis, le coût marginal social que j'impose à la société en arrachant des scories au bitume et en empêchant les 4x4 de me doubler sur ce trajet, est de 6 cents d'€ au km (hors TVA). Ce n'est pas énorme et j'en loue l'Etat bienveillant, encore majoritaire à 50,3 % dans le capital des Autoroutes du Sud de la France.
Je ne peux m'empêcher de penser que si l'Etat "privatise" les autoroutes et renonce à en réguler le péage, la note présentée par le nouveau gestionnaire de l'autoroute, soucieux de son intérêt particulier et non plus du bien-être social, sera sacrément plus salée. De cette augmentation prévisible du péage, résultera une sous-utilisation du bien public qu'est l'autoroute.
Certes, dans le langage melliflu des économistes, l'autoroute est considérée comme un bien public "impur". Mais c'est tout de même un bien public, dans la mesure où la congestion est évitée. N'est-ce pas d'ailleurs pour éviter l'encombrement des autoroutes qu'on les a construites aussi larges, aérées et susceptibles d'être toujours plus élargies, ainsi qu'en témoignent les incessants travaux qui égayent mon trajet Toulouse-Perpignan?
L'autoroute est un bien public car, pour citer Joseph Stiglitz, "it's a good for which rationing is undesirable". Et de fait, la circulation d'un véhicule comme le mien n'empêche pas les autres véhicules d'y circuler. En d'autres termes plus économiques, le coût marginal de laisser mon petit bolide brûler l'asphalte est si faible qu'il en est proche de zéro: rares en effet sont les scories arrachées au bitume par mes pneus que j'entretiens lisses à cet effet, et, pour réduire encore l'encombrement de ma modeste petite auto, je me rabats en fait frileusement sur la droite quand un 4x4 impatient me klaxonne sur la file de dépassement, joignant une nuisance sonore à sa pestilence à effet de serre.
L'autoroute telle qu'elle existe en France, est aussi un bien public, car elle a été conçue, sans doute sous l'impulsion de la DATAR, comme un jardin fleuri. Il ravit l'oeil au printemps ( qui peut rester insensible au charme des genêts en fleurs déroulant, entre les glissières centrales de sécurité, leur ruban aurifère à travers le décor minéral des Corbières?). Il se fond discrètement dans le patchwork de nos campagnes sur lequel il offre, de surcroît, un point de vue spectaculaire à l'automobiliste ravi.
Le monopole privé qui héritera de la gestion de l'autoroute, aura-t-il le souci d'en maintenir la qualité environnementale? Il y a fort à craindre que sa logique de minimisation des coûts ne le pousse au contraire à négliger un agrément dont tout le monde, usager et non-usager, bénéficie, pour augmenter un profit qui satisfait son seul intérêt de monopole et crée une perte sociale.
Que l'autoroute soit une vilaine balafre dans le paysage n'intervient pas dans le calcul du monopole privé, du moment que l'usager, en toute rationalité, n'est prêt à payer que pour se rendre plus vite du point A au point B. Et circuler sur la balafre sera le meilleur moyen de s'en épargner la contemplation navrée de l'extérieur.
En tant que bien public "for which rationing is undesirable", l'autoroute ne semble pas fondamentalement différer d'autres biens publics tels que, par exemple, la défense nationale. Le coût de notre système de défense nationale n'est pas sensiblement affecté par la naissance d'un bébé supplémentaire à protéger, tout comme est faible le coût marginal d'ouvrir l'autoroute à un automobiliste de mon acabit. C'est plutôt dans la manière de financer le bien public que l'autoroute se distingue de la défense nationale. L'Etat paie les canons grâce à l'impôt alors qu'il s'en remet à un système de prix, le péage, pour financer l'autoroute. C'est en cela que le bien public "autoroute" est impur, ainsi que je l'ai déjà mentionné: on peut exclure de son usage ceux qui refusent de payer le péage. Dans la langue de Joseph Stiglitz et Adam Smith, "it's a good for which rationing is feasible", isn't it?
En revanche, il n'est pas concevable d'exclure le moindre usager de la protection que lui apporte notre bouclier de bombes et de canons. La défense nationale est un bien public "pur" qu'un système de prix ne peut financer. Si un gouvernement mal inspiré envisageait d'instaurer un péage pour assurer la protection du territoire national, il ne récolterait que de maigres fonds. Quel quidam, en effet, acquitterait spontanément un tel péage alors qu'il ne peut être exclu de la protection nationale et cela même s'il ne contribue pas à son financement? Autant laisser les autres payer pour soi. C'est pour éviter ce genre de comportement opportuniste que les gouvernements ont en général recours à la logique contraignante de l'impôt en matière de financement des biens publics purs.
Notons qu'il serait tout aussi concevable de financer par l'impôt des biens publics impurs comme l'autoroute. Ne serait-ce pas, en l'occurrence, une alternative préférable au péage?
Certains économistes publics stigmatisent l'inefficacité sociale d'un système de prix tel que le péage pour allouer des biens publics, c'est à dire, grosso modo, l'impuissance du marché à fournir des biens publics à un niveau satisfaisant pour l'intérêt général. Dans le cas de l'autoroute, l'efficacité sociale requiert que le prix à payer pour laisser circuler un véhicule de plus soit égal à ce qu'il en coûte: 6 cents d'€ pour ma petite voiture raclant le bitume entre Toulouse et Perpignan, ainsi que l'indiquerait le péage bienveillamment calculé par un Etat soucieux de l'intérêt général? Plus pour le vilain 4x4 avec ses gros pneus rugueux? Encore plus pour le camion dont la lourdeur et l'encombrement sont heureusement compensés par une beauté qu'a discerné en son temps la clairvoyante Marguerite Duras à travers un nuage de CO2 et de tabac mêlés?
Imaginons enfin comment serait calculé le péage par un monopole privé, moins préoccupé par l'efficacité sociale que par la légitime réalisation du plus grand profit possible. Il augmentera le péage tant qu'il gagnera plus d'argent qu'il ne lui en coûte de perdre un véhicule supplémentaire, jusqu'au point où bénéfice marginal et coût marginal de faire payer un usager de plus s'égaliseront. Parvenu à ce niveau, le péage dissuadera de circuler sur l'autoroute les automobilistes les moins argentés ou les moins accros à la voiture, alors même qu'il aurait été souhaitable qu'ils y circulassent, hélas. Il en résultera une sous-utilisation de l'autoroute du point de vue de l'intérêt général. Et les enfants risqueront leur vie à s'appuyer sur les branlantes balustrades de passerelles mal entretenues, pour cracher malicieusement sur les riches 4x4 et les beaux camions qui emprunteront encore l'autoroute à un prix prohibitif. Pour ma part, j'irai prendre le train Toulouse-Perpignan, avec changement à Narbonne et grève à Lézignan, et je paierai en temps perdu la différence de péage que je n'ai pas voulu laisser au guichet de l'autoroute.


beau

bonjour,
mon ami polytechnicien va faire un master de finance à Columbia à partir de septembre 2006. il m'assure que cette solution est la meilleure professionellement parlant.
etes-vous d'accord?
merci de bien vouloir m'aider à "justifier" son départ.

cordialemnt
claire-sophie

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