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En exergue :

  • Frank Ramsey, "Truth and Probability" (1926)
    The highest ideal would be always to have a true opinion and be certain of it; but this ideal is more suited to God than to man.
  • Jules Bertaut, "1848 et la Seconde République" (1937)
    L'enthousiasme est pour rien chez nous : aussi les Français, peuple avare par excellence, le répandent-ils avec une générosité qui n'a d''egale que leur versatilité.
  • Turgot, lettre à Du Pont (1773)
    C’est au public lisant et réfléchissant qu’il faut parler, c’est à lui qu’il faut plaire, lui et lui seul qu’il faut persuader ; toutes les flagorneries aux gens en place, tous les petits détours dont en s’enveloppe pour ne pas les choquer sont une perte de temps écartant du vrai but et ne réussissant même pas à faire sur eux l’impression qu’on s’est proposée.

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Commentaires

Xavier

Pour animer un peu le debat, un copier coller d'une depeche du Figaro:

"Dominique Perben a répondu hier à l'UDF François Bayrou, qui accusait le
gouvernement de privatiser les autoroutes «en catimini». «Il s'agit de
déclarations outrancières», a déclaré Perben, qui a ironisé : «C'est vrai
qu'il n'y aura plus les dividendes [des sociétés d'autoroutes], dont
certains nous disent qu'ils étaient mirifiques pour l'avenir. Mais ce qui
compte, c'est le présent.»"

comme ca, c'est clair: on brade le patrimoine pour financer les depenses courantes. Mais c'est pas grave car ce qui importe, c'est de tenir jusqu'en 2007, pas l'avenir du pays et de ses citoyens....

Vincent

Je suis totalement d'accord avec vous, si ce n'est sur un point : Bouygues a annoncé qu'il n'était pas intéressé par cette privatisation, comme quoi il ne faut toujours pas voir le mal partout. En revanche en ce qui concerne la cagnotte que cela rapportera d'ici 2007, je vous rejoins tout à fait.

V

Pour aller dans le sens de BS : les acheteurs d'autoroute actualisent les recettes financières à 6 à 8 %. L'Etat le fait à 4 % (cout de la dette à 30 ans). Le type de privatisation qui vient d'etre engagé est donc une mauvaise opération patrimonial : si l'Etat avait un bilan, il devrait afficher la perte (la différence entre le prix d'achat, ie les recettes actualisées à 8 % et la valeure en comtpe, ie les meme recettes actualisées à 4 %). Comme il n'a pas de bilan, le fait de vendre (meme à des prix cassés) fait apparaitre des recettes.

Dans un privat de sociétés du champ "réellement concurrentiel", la perte peut etre compensée par un surplus d'innovation ou de bonne gestion. Ici il n'y a aucune chance que l'on rattrape en gestion : une autoroute, c'est essentiellement un péage (les couts sont tres minimes par rapport aux recettes).

La vérité économique est donc différente de l'affichage comptable. Faites le calcul : l'opération fait perdre 1/3 de la valeur du patrimoine public. C'est un scandale absolu.

Bernard Salanié

* V : je ne l'aurais pas mieux dit. A cette prime de 2 à 4%, j'ajouterais celle due au risque réglementaire, que l'Etat maîtrise par définition mieux que les opérateurs privés.
* Vincent : merci pour cette précision, et mes excuses à Bouygues, qui paie ici ses turpitudes passées.

Denys

Sur la forme, je comprends mal pourquoi une telle levée de boucliers maintenant, et pas lorsque la SANEF et les APRR ont été introduits en bourse, voici quelques mois. Tout le monde savait, à l'époque, qu'on vivait là les prémices du désengagement de l'Etat : après tout, les ASF ne sont publiques que d'un souffle, 0,1 %, le public et Vinci se partageant déjà 49,9 % du capital.
Sur le fond, on devrait sans doute, plus que de privatisation, parler de titrisation, opération très en vogue en Italie, où je me suis laissé dire que l'on avait titrisé des casernes, et qui apparaît, après l'emprunt à 50 ans, comme un expédient de plus, en attendant le miracle.
En tous cas, avec trois lots pour deux candidats dont l'un, Vinci, ne s'intéresse qu'aux ASF, les enchères s'annoncent sauvages.

Axel

J'ai quelques doutes quant à l'éaquation financière de V : il ne faut pas confondre la prime de risque exigée par des investisseurs sur des actions et le coût de la dette (pour l'Etat ou les autres). En effet, le coût de la dette n'est pas celui du capital. Par ailleurs, je doute que l'Etat, eut-il un bilan, évalue les concessions et les sociétés d'autoroutes avec une actualisation ne prenant aucune prime de risque en compte...

sophie

Je m'étonne que personne, sur ce blog, n'ai réagit à ce qui me semble à moi le plus scandaleux : l'ouverture du capital exclu les particuliers... donc les français, principaux utilisateurs de ces autoroutes...
A signaler aussi que dans le même lot d'annonces estivales, on nous annonce la suppression des nationales, qui deviendront départementales à péages...
Décidemment, on revient au moyen âge, avec des droits de passage de ville en ville...

Bernard Salanie

Sophie : il est normal que les utilisateurs d'un service paient un prix pour ce service. Ce prix joue un rôle important en régulant leur demande (si bien qu'ils font un arbitrage efficace entre la route et le train, par exemple). Ce n'est pas un racket comme les péages avant la Révolution, qui prélevaient parfois 10 à 20% de la valeur transportée ! Ceci dit, ce prix devrait être beaucoup plus élevé pour les camions que pour les voitures, d'après les études ; et je doute qu'on se dirige vers un tel choix, pour des raisons politiques évidentes.

Quant aux modalités d'ouverture du capital, la transparence voudrait effectivement qu'on fasse une offre publique de vente en Bourse, ouverte à tous, ecco fatto. Mais depuis que Balladur a inventé les "noyaux dur, les politiciens francais privilégient les "concours de beauté" pour des raisons là encore tristement évidentes....

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