- trois des dix ouragans les plus violents jamais enregistrés ont eu lieu en 2005 ;
- l'ouragan Wilma (je l'avais oublié, celui-là) avait les vents les plus rapides qu'on ait jamais mesurés ;
- l'ouragan Vince est arrivé jusqu'aux côtes espagnoles, du jamais vu ;
- les pertes (assurées ou non) étaient de quelques milliards de dollars par an à la fin des années 90, de 63 milliards en 2004...et de 165 milliards en 2005.
Pour Munich Re, la conclusion évidente est que les provisions des assureurs sont ridiculement insuffisantes. Mais au-delà de ce point, à quoi est due cette accumulation de catatsrophes ? La réponse n'est pas si simple. Certes, les ouragans se forment souvent au-dessus de zones chaudes de l'océan, et la température de surface de l'Atlantique Nord a nettement augmenté ces dernières années. Mais 1) les ouragans sont dus à de multiples facteurs 2) la température de l'Atlantique Nord connaît des oscillations dont la période est de vingt à trente ans. Je ne vais pas rentrer dans les détails ; mais la comparaison avec la dernière "période chaude" suggère de manière convaincante que les cinq dernières années tiennent du jamais vu. Si cette tendance se prolongeait (au-delà des oscillations), ce qui est à prévoir si l'effet de serre est en cause, alors on devrait voir des inondations à la Corogne, en Biscaye, ou même, horresco referens, à New York et à Boston. Comme les populations concernées sont très bien assurées et très riches, les assureurs doivent se faire des cheveux blancs. Outre les intérêts particuliers de leurs actionnaires, ceci pose des questions d'intérêt général qu'il faudra aborder sérieusement un jour (voir mon billet précédent).


http://news.ft.com/cms/s/cc0a4bf8-f3e2-11da-9dab-0000779e2340.html
(...)In fact, it is what a respected coastal geologist, Nicholas Coch of Queens College in New York, firmly believes could happen if the city were to be struck by a major hurricane.
History suggests his prophecies should not be dismissed as hyperbole. In 1821, parts of Lower Manhattan wound up 13ft under water after a hurricane hit the city, while in 1938 700 people were killed by a storm dubbed the Long Island Express. “It is only a matter of time before it happens again,” warns Mr Coch.(...)
J'espère que vous avez investi dans un petit Zodiac et des bottes en caoutchouc...
L'article rappelle également que la hausse du coût des sinistres provient pour une bonne part de la hausse très importante de la population côtière aux USA au cours des 20 dernières années.
Rédigé par: econoclaste-alexandre | 04 juin 2006 à 17:27
Hmmm... je continuerai donc à vivre près de Central Park, ce qui me permettra de me réfugier sur "Great Hill".
L'augmentation de la population côtière est un fait avéré, auquel la France devrait également porter attention. Mais elle n'explique qu'une partie de l'augmentation des pertes---la violence accrue des ouragans joue un rôle très important.
Rédigé par: Bernard Salanie | 05 juin 2006 à 03:54