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En exergue :

  • Frank Ramsey, "Truth and Probability" (1926)
    The highest ideal would be always to have a true opinion and be certain of it; but this ideal is more suited to God than to man.
  • Jules Bertaut, "1848 et la Seconde République" (1937)
    L'enthousiasme est pour rien chez nous : aussi les Français, peuple avare par excellence, le répandent-ils avec une générosité qui n'a d''egale que leur versatilité.
  • Turgot, lettre à Du Pont (1773)
    C’est au public lisant et réfléchissant qu’il faut parler, c’est à lui qu’il faut plaire, lui et lui seul qu’il faut persuader ; toutes les flagorneries aux gens en place, tous les petits détours dont en s’enveloppe pour ne pas les choquer sont une perte de temps écartant du vrai but et ne réussissant même pas à faire sur eux l’impression qu’on s’est proposée.

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Commentaires

francois

En même temps, quiconque a rencontré des Russes sait à quel point ils sont terriblement racistes et imbus de leur nationalisme. Par exemple, un professeur d'économie à Columbia, mesurant moins d'1m75, n'étant pas blond, et auant le teint légèrement bronzé, pour les Russes, c'est un Caucasien (i.e. un Arabe poseur de bombe, pas un caucasian au sens US).

Ensuite on se demande pourquoi les expériences communistes ont raté... En Suède, voire en France, ça a très bien réussi... enfin bon... tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil...

gm

Et si c'était une formulation réthorique ? Un doux euphémisme pour signifier qu'il ne fait pas l'unanimité en sa faveur ?

Zartos

On a une amusante petite affaire en cours à Lyon ; un choix entre seize fresques est proposé aux habitants pour décorer un mur nu dans un quartier de grands immeubles. L'une (qui ne sera pas celle retenue hein ils sont pas tombés sur la tête quand même) représenterait le président Mao http://images.photomania.com/21458/1/rad36605.jpg

Polémique évidemment, quelques extraits des réactions (Le Progrès du 9 février)
« Mao Tsé-Toung a unifié la Chine. Il a fait beaucoup pour son pays, mais les gens gardent aussi à l'esprit les victimes de la répression. Je pense qu'il y a peu de chances pour qu'elle soit retenue. Personnellement, je trouve que ce n'est pas la plus belle » (Christian Coulon, maire du 8ème arrondissement)

Eddie Gilles Di-Pierno, un des initiateurs des autres fresques du quartier : « Les Occidentaux le voient comme un bourreau. Pour les Chinois, c'était leur chef d'État. Nous aussi nous célébrons Napoléon, mais en Europe centrale, il est perçu comme un despote. A chacun ses tyrans. Nous n'avons pas de leçon à donner »

(sans commentaires supplémentaires de ma part...)

olivier

le coté wise leader vient sans doute du fait que Staline, en tant que leader de l'urss, a permis de vaincre l'allemagne durant la seconde guerre mondiale et a fait de l'URSS la 2nde puissance mondiale

le bon coté : en détruisant la machine de guerre allemande (le front russe a occupé pres de 80% des troupes allemandes, et les batailles décisives y ont eu lieu), il a permis de détruire un systeme barbare.

le mauvais coté : il a détruit ce systeme barbare pour conserver et renforcer un autre systeme similaire

Il faut noter qu'a certains moments cruciaux, comme durant les heures les plus dures de la bataille de stalingrad, son mépris de la vie humaine, notamment celle de ses soldats, et les ordres qui en résultaient, ont justement permis de continuer a tenir la ville (cf Beevor ou Craig)

Que Staline soit un grand méchant de l'Histoire, ca ne fait aucun doute. Que son action au cours de la seconde guerre mondiale ait préservé la sauvegarde de l'Union soviétique et indirectement des démocraties d'europe de l'ouest (le 5 Juin 44, la défaite allemande était deja acquise, et à 90% grace a l'armée rouge) ne fait aucun doute non plus

Je pense qu'apprécier le role de Staline est justement quelque chose d'extremement soumis à la controverse, car toute reconnaissance d'un role positif est evidemment tempérée par son comportement général, barbare, autoritaire et sanguinaire

Bernard Salanié

Aaarghh.... Staline n'a pas vaincu l'armée allemande par bonté d'âme (et il a largement contribué à son avancée initiale en décapitant l'Armée Rouge en 1937-38). Demandez aux peuples "libérés" d'Europe Centrale ce qu'ils ont pensé de leur libération ; et soyons heureux qu'il ne nous ait pas "libérés" aussi. Les *aspects positifs* du rôle historique de Staline ne peuvent pas être portés à son crédit, en ce qu'ils n´étaient que des effets secondaires d'une action mise au service de fins abominables. C'est là où Staline pouvait poursuivre ses fins librement, comme à l'intérieur de l'URSS après 1929, qu'on peut juger de son caractère.

touriste

Il y a quand meme une autre explication.

La Russie d'aujourdhui est largement ouverte, pour ne pas dire plus, sur le capitalisme mondial.

Or si on reflechit deux minutes, Staline a fait executer plusieurs dizaines de millions d'authentiques communistes.

Permettant ainsi a une poignee d'arrivistes et de larves opportunistes de se maintenir au pouvoir jusqu'au annees 90, date a laquelle ces "elites" ont juge plus rentable de se convertir a l'ultra liberalisme, tendance maffieuse !

Bref c'est bien Staline qui a permis de liquider le communisme.

Grand est son merite !

CQFD.

Marcel Patoulatchi

Staline n'a pas fait que décapiter l'Armée Rouge, il s'est aussi allié avec Hitler, et n'a pas choisi de mettre fin au régime nazi mais y fut contraint par la force des choses (cette force s'appellant l'Opération Barbarossa).

La part de l'Armée Rouge dans l'effort de guerre est considérable, la chose est indéniable. Pour ma part, je reste dubitatif quant à l'idée qu'en juin 1944 la guerre était perdue pour Hitler. Peut-être, surement, pouvons-nous dire que le IIIème Reich avait déjà atteint en juin 1944 son extension maximale, qu'il ne pouvait que décroître. Mais pour autant, le Reich n'était pas défait. D'ailleurs, le complot des généraux qui se produisit ensuite reposait bien sur l'idée, me semble t-il, qu'il existait une autre possibilité pour le Reich, dans l'idée de certains haut responsables nazis, qu'une guerre jusqu'à capitulation des uns ou des autres. Peut-on dire que les milliers de mort d'après juin 1944, jusqu'à la percée des Ardennes, le fûrent pour rien ? Très sincèrement, je trouve l'idée douteuse.

Sur la question de Staline comme liquidateur du bolchévisme : Staline a sans doute exterminé bon nombre d'individus qui se seraient opposés à une entrée dérégulée dans l'économie de marché : mettre les intellectuels au goulag évite d'avoir affaire à trop d'individu se posant des questions de nature à gêner les loups.

Ceci étant dit, la Russie semble à l'heure actuelle dans un état pitoyable, où les classes moyennes semblent être devenue misérables, où les misérables d'hier ne le sont pas moins, et où la mafia s'est installé confortablement. Et si on ajoute à cette situation interne le fait que le découpage de l'URSS en zone d'activités fait que son démantèlement laisse apparemment certaines régions dans un total dénuement en matière de ressources primaires importantes, qu'un bon nombre de jeunes russes sont mobilisés et envoyés au casse-pipe pour une misère et traités comme des chiens en tchétchènie, ça a de quoi éveiller une certaine nostalgie.
Et j'ai cru comprendre que Poutine, un ex du KGB sauf erreur de ma part, jouait bien sur cette nostalgie, justement.

Maintenant, il vrai qu'il est plus difficile de s'expliquer une telle nostalgie hors-Russie, dans le monde occidental. Car hormis concernant la petite délinquance organisée (vols à l'arraché et proxénetisme) originaire des pays de l'Est qui s'est installé en Europe occidentale, finalement on n'est pas concerné par grand chose vu d'ici.

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