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  • Frank Ramsey, "Truth and Probability" (1926)
    The highest ideal would be always to have a true opinion and be certain of it; but this ideal is more suited to God than to man.
  • Jules Bertaut, "1848 et la Seconde République" (1937)
    L'enthousiasme est pour rien chez nous : aussi les Français, peuple avare par excellence, le répandent-ils avec une générosité qui n'a d''egale que leur versatilité.
  • Turgot, lettre à Du Pont (1773)
    C’est au public lisant et réfléchissant qu’il faut parler, c’est à lui qu’il faut plaire, lui et lui seul qu’il faut persuader ; toutes les flagorneries aux gens en place, tous les petits détours dont en s’enveloppe pour ne pas les choquer sont une perte de temps écartant du vrai but et ne réussissant même pas à faire sur eux l’impression qu’on s’est proposée.

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Commentaires

Jack

Quand on relit le texte (http://permanent.nouvelobs.com/politique/20051231.FAP6430.html?1916), c'est affligeant.

On a plutot l'impression que, faute d'avoir une vision, il s'est appliqué à repiquer quelques concepts sympas, repris de sondage ou dans une revue de presse, sans trop forcer sur l'analyse ou sur les contradictions.

Le problème c'est qu'autant un éditorialiste peut se limiter à qques concepts dans l'air du temps, autant on attend d'un chef qu'il propose du concret et qu'il agisse. Or au total :

- le financement de la protection sociale : il prend l'exemple des entreprises qui délocalisent et ne payent plus d'impots. La seule façon de contrer ca serait de passer par la TVA, ou par des taxes sur les importations. Je doute fort qu'il le fasse...

- la sécurisation des parcours professionnels : une idée reprise des syndicats et de la gauche (voir notamment la note 45 de la fondation J Jaures d'E Guigou http://fondatn7.alias.domicile.fr/bdd/doc/note45.pdf). Mais pour aller au bout de la logique, il faut décloisonner le systeme . Et donc affronter les problèmes, au lieu d'invoquer un concept ;

- la baisse du chomage : elle n'a rien à voir avec des "reformes profondes", mais tout à voir avec les emplois aidés, et les convocations à l'ANPE (et radiations et absences au controle induites), ainsi que par une baisse des inscriptions à l'ANPE signalée dans une note de l'INSEE (http://www.lexpansion.com/html/A138072.html). D'ailleurs quand on regarde la forme de la courbe (http://www.travail.gouv.fr/IMG/pdf/PI1105.pdf) on voit que l'inflexion date d'avril-mai. Pile la date de nomination du nouveau patron (http://www.anpe.fr/anpe/presse/communiques_dossiers_presse/prend_ses_4431.html).

- le paragraphe sur le mérite et la société de castes est lénifiant. L'exemple du processus de nomination du successeur désigné du president marque, en effet, en quoi le systeme qu'il a construit est fortement basé sur ces principes...

- la politique industrielle sera sur l'énergie et le numérique. En effet ! Pour l'énergie la France est l'un des pays d'Europe à avoir le moins d'énergie renouvelables. Par ailleurs ce n'est pas le secteur dans lequel la notion de stratégie industrielle s'applique le plus : c'est avant tout un métier de gestion de flux (comme l'eau ou le pétrole) plus qu'un métier d'innovation (comme l'informatique par ex). Pour le numérique, attendons avant de juger. Mais pour le moment a part faire mousser des initiatives régionales (les poles de compétitivités), on n'a pas vu grand chose. Le statut des chercheurs et la concentration des moyens de rechercher européens attendront sans doute encore...

Flaff

Peut-être la perspective de voir la justice lui reprocher ses actes de prévarication l'incite-t-il adopter la seule stratégie envisageable pour éviter la déchéance, à savoir, inspirer la pitié et donc, la clémence des électeurs.

Bonne chance au ministre de la justice du second semestre 2007. Puisse-t-il autant nous faire rire que feu Guigou?

Jacks

Chirac démission, Salanié Président !

Xavier

Loin de moi l'idée de défendre Chirac mais je suis suis en désaccord avec Jack au sujet de l'énergie.
La France a peu investi dans les énergies renouvelables mais est le pays europeéen le moins dépendant en hydrocarbures. L'explication est bien sur le nucléaire qui couvre, en France, 80% de la consommation d'électricité.

Dire que l'énérgie est un domaine ou la politique industrielle s'applique faiblement me paraît erronné. Avant d'être un problème de gestion de flux, il y a un problème de production.

S'agissant d'innovation, le chantier des piles à combustibles peut d'ici quelques décennies nous permettre de nous passer totalement de pétrole. L'éolien ou le solaire ne permettront pas celà ; ils produisent de l'électricité mais la lenteur des progrès en matière de batteries ne laisse pas espérer que les voitures pourront jamais remplacer l'essence par l'électricité.

Toujours sur l'innovation, Jack semble sous-entendre que l'informatique serait un secteur particulièrement adapté à la politique industrielle. Les performances comparées de la France (Bull...) et des US (MS, Oracle, Google...) en la matière sont plutôt pour moi une indication que le foisonnement créatif du marché est plus à même de créer de l'innovation informatique que la politique industrielle étatique.

Mais pour revenir au sujet Chirac, je ne crois pas que la politique énergétique de la France puisse être portée à son crédit. A ma connaissance, le plan nucléaire Français a été lancé sous De Gaulle, entretenu sous Giscard, interrompu sous Mitterrand et ignoré sous Chirac.

Jack

Xavier : tu parles du passé. Pour l'avenir attendons, mais la France est loin d'avoir les moyens d'etre un champion dans un domaine ou elle a tout misé sur le monopole (qui a stérilisé toute innovation), sur le nucléaire (rejeté par bcp de pays européens) et se situe parmis les pays les plus mauvais en matiere d'energies renouvelable. La France peut et doit rattraper son retard. Il est peu réaliste de supposer qu'il se tranforme en avance !!!!

Sur l'informatique sais-tu ou est né Internet ? Dans la laboratoire de la defense aux USA. Ou est né le web ? Au Cern, labo européen. Après, et après seulement, sont venues les startups. Par ailleurs c'est un domaine ou la France a des réussites en matiere de recherche (Inria ). Tu compares Bull (echec) et Microsoft (succes). Pourquoi ne pas comparer plutot Cap Gemini (succes) et Atari (echec) ? Pour etre chercheur en France dans ces domaines, je n'aurais pas une vision aussi fataliste (sauf les jours de paye ;-) )

Xavier

A ma connaissance, aucun pays Européen ne produit plus de 15%-20% de sa consommation d'électricité en renouvelable. Des pays qui n'ont pas notre infrastructure nucléaire et qui produisent 70% ou 80% de leur consommation avec des centrales thermiques (qui brûlent du charbon et sont TRES polluantes) ont un fort incentive à développer des sources d'énergie alternatives. La France a misé sur le nucléaire (à mon sens avec raison) et n'a pas du tout les mêmes contraintes. Le résultat est que notre pays est aujourd'hui le leader mondial du nucléaire et n'est pas du tout présent dans le renouvelable. C'est exactement le but recherché d'une stratégie industrielle cohérente et efficace : être le meilleur là où on l'a choisi. Comme disent les Anglo-Saxons : "Works as intended".

J'ajoute un dernier argument pour une politique industrielle tournée vers le nucléaire. Les montants d'investissements, durées des projets et barrières à l'entrée sont de plusieurs ordres de grandeurs supérieurs pour le nucléaire que pour l'éolien ou le solaire. Si la France, un jour, veut rééquilibrer et investir dans le renouvelable, elle pourra le faire facilement. A contrario, les pays qui n'ont pas le savoir-faire nucléaire aujourd'hui sont largués définitivement.

S'agissant de l'informatique, je sais que Internet est né au DARPA et que Vint Cerf a défini le web. Si ton point est qu'il y a une porosité entre recherche publique et privée, on est bien d'accord. Mais le sujet était celui de la politique industrielle. Internet et le web tels qu'on les connait aujourd'hui ne sont pas nés d'une grande décision politique visionnaire. Internet est resté pendant plus de 20 ans un outil ultra-confidentiel réservé aux militaires et à quelques chercheurs. C'est le secteur privé qui a posé les câbles, inventé le browser, le moteur de recherche, l'e-commerce, fourni l'accès au grand public etc...

Enfin, ma comparaison entre Bull et MS n'avait pas pour but de dénigrer la capacité de la France à être efficace en informatique mais d'illustrer le fait que la politique publique dirigiste est plutôt inefficace dans un domaine aussi changeant. Il y a d'ailleurs un paradoxe Français en informatique. Les chercheurs et ingénieurs sont d'excellente qualité dans notre pays mais les entreprises performantes dans ce domaine sont rares : Cap Gemini et Business Object sont les seuls leaders mondiaux à comparer avec Adobe, Apple, Autodesk, Cisco, Dell, E-bay, Electronic Arts, Google, IBM, Intel, MS, Oracle, Siebel, Sun, Symantec, Verisign, Yahoo! pour prendre les Américains les plus connus.

Jack

Pour l'énergie renouvelable il y a une escroquerie derriere ce terme : la plupart désigne le parc hydraulique, totalement saturé et qui ne présente aucune perspective d'avenir. Dans tous les autres domaines, nous sommes tres mauvais. Sur le nucleaire de quelle stratégie parle-t-on ? Le nucleaire francais est francais et le reste pour l'essentiel (d'ailleurs basé sur un brevet US). Ce n'est pas ce qu'on entend par stratégie industrielle, qui suppose normalement de créer une industrie capable d'exporter en raison d'avantages concurrentiels. Pas parce qu'elle a des surcapacités !!!

Pour le IT, tout dépend en effet de ce qu'on entend par stratégie industrielle. Le mecano des "champions nationaux créés par l'Etat" nh'est ^pas trop approprié dans ce domaine. Mais il n'en reste pas moins qu'il y a bcp de choses que l'ETat peut faire pour pousser sa recherche et ses applications. C'est ca que j'entend par stratégie industrielle.

Bernard Salanie

Je ne pensais pas que Montesquieu nous conduirait au nucléaire... juste deux points :
* sur le plan du réchauffement climatique, le nucléaire nous met en bonne position (mais nous sommes d'assez mauvais élèves pour le reste) ;
* la question des déchets nucléaires est un énorme point d'interrogation, sur lequel il n'existe apparemment pas de consensus (même minimal). Toute évaluation de la politique énergétique francaise doit prendre en compte cette forte réserve---qui n'est pas (sérieusement) provisionnée dans les comptes d'EdF par exemple.

gil

La principale critique que l'on peut adresser au nucléaire n'est pas tant la gestion des déchets que le risque d'accident. Imaginez un Tchernobyl en France: ça fait réfléchir.

Flaff

Le plus drôle est que le risque de terrorisme est un des premiers motifs de rédaction et passage de lois liberticides ces deux dernières années, mais qu'à l'évidence, s'il est effectivement nécessaire de ficher les fliquer les citoyens pour les protéger du terrorisme (qui, comme chacun sait, tue des milliers de français chaque année, ha non, zut, ça c'est le tabac, l'automobile, et peut-être l'amiante dans quelques années ? le sang contaminé ?), il ne semble pas nécessaire de prendre des mesures visibles pour protéger les grandes installations industrielles (usines seveso, centrales nucléaires, centres de recherche).

Je suppose que ces risques étaient déjà prévus il y a trente ans, lorsqu'ils furent construits, selon les logiques de la guerre froide.

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