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En exergue :

  • Frank Ramsey, "Truth and Probability" (1926)
    The highest ideal would be always to have a true opinion and be certain of it; but this ideal is more suited to God than to man.
  • Jules Bertaut, "1848 et la Seconde République" (1937)
    L'enthousiasme est pour rien chez nous : aussi les Français, peuple avare par excellence, le répandent-ils avec une générosité qui n'a d''egale que leur versatilité.
  • Turgot, lettre à Du Pont (1773)
    C’est au public lisant et réfléchissant qu’il faut parler, c’est à lui qu’il faut plaire, lui et lui seul qu’il faut persuader ; toutes les flagorneries aux gens en place, tous les petits détours dont en s’enveloppe pour ne pas les choquer sont une perte de temps écartant du vrai but et ne réussissant même pas à faire sur eux l’impression qu’on s’est proposée.

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Voici les sites qui parlent de Deux citations récentes à oublier très vite :

Commentaires

Francois

J'aime beaucoup la citation de David Cameron, je la re-sortirai dans les dîners en ville...

Quant à Chirac : qui en a encore quelque chose à foutre de ce qu'il peut bien dire ?

De passage

Bonsoir,
a propos des inégalités croissantes pointées par Chirac. Dans votre livre aussi, vous semblez nier cette évolution, en regrettant que l'on ne donne pas de chiffres.
Si on prend les données INSEE,en France le pouvoir d'achat des salaires nets, à structure d'emploi constante, a baissé en moyenne de 0.1% à 0.4% par an depuis 1978, alors qu'il augmentait en moyenne de 4% par an entre 1950 et 1978. Les très maigres augmentations de pouvoir d'achat apparentes sont entièrement le résultat d'un effet de structure (plus d'emplois qualifiés mieux payés)alors même que le PIB a progressé de 50% en 20 ans !.
Par ailleurs, on entend souvent dire que finalement l'écart se réduit entre les pays en développement (hormis en afrique)et les pays développés, et que le sort d'une grande partie de la population mondiale s'améliore...mais c'est oublier les logiques de concentration extrème de la richesse dans les pays en développement : le PIB et même le PIB par tête ne nous dit rien sur la répartition interne des richesses !
Bref, pour une fois, Chirac n'a pas forcément dit des sottises.
Cordialement,

econoclaste-alexandre

Sur les inégalités mondiales et la répartition interne des richesses :
http://www.columbia.edu/~xs23/papers/WorldDistribution.htm

"We find that poverty rates decline substantially over the last twenty years. We compute poverty headcounts and find that the number of one-dollar poor declined by 235 million between 1976 and 1998. The number of $2/day poor declined by 450 million over the same period."

Bernard Salanie

De passage : je ne sais plus quoi dire... les salaires a structure constante n'ont pas beaucoup d'interet---la baisse du pouvoir d'achat des remouleurs est surement spectaculaire ! Le premier chapitre de mon livre est plein de chiffres sur le pouvoir d'achat du revenu disponible. Regardez-les , si ca vous interesse. Au plan mondial, l'inegalite provient pour sa plus grosse part des differences entre pays ; l'inegalite a l'interieur de chaque pays compte moins.
Econoclaste : mon honorable collegue est un peu provocateur ; je serais un peu prudent sur certaines de ses conclusions---mais la chute de la pauvrete est indubitable, voir mon livre encore. En revanche, l'inegalite mondiale est "a peu pres stable", aux (forts) aleas de mesure pres.

bliblo

Ce qu'il y a de bien avec le libéralisme, c'est que c'est comme le communisme aux États Unis. Il a toujours tord.

On voit bien la technique : on définit le libéralisme comme une chose abominable (une sorte de Jurrasic Parc, les cravates en plus), et ensuite on dit que c'est très très mal. Si tu veux tuer ton chien, dit qu'il a la rage.

De fait, selon sa définition (à Chirac) du libéralisme, il a raison : le libéralisme ne peut marcher. Simplement, il n'a pas la même définition du libéralisme que les libéraux.

Flaff

bliblo: dans ce cas, pourquoi ne pas prétendre inventer un truc nouveau qui ne se nommerait pas libéralisme mais qui serait au fond ce que vous nommez libéralisme ?

Antoine belgodere

Econoclaste-Alexandre:
Et encore, Sala-i-martin sous estime peut être le PIB chinois
http://fr.biz.yahoo.com/15122005/5/l-economie-chinoise-peut-etre-largement-sous-evaluee.html
Notez qu'il n'est pas précisé dans quelle mesure ce "PIB caché" correspond à des revenus des pauvres

depassagederetour

"Les salaires a structure constante n'ont pas beaucoup d'interet---la baisse du pouvoir d'achat des remouleurs est surement spectaculaire"

Il y a une rupture franche vers 78-79 qu'il faut expliquer, non ?
Par ailleurs, il y a les 10 millions d'actifs employés et ouvriers moyennement qualifiés (estimation à la louche)qui ne touchent pas les "dividendes de la croissance" (contrairement à leurs ainés des trente glorieuses)...N'y a t'il pas là un grave problème de cohésion sociale/fracture sociale/dualisation/d'exclusion (cocher la bonne option) potentiellement dangereux ? On ne peux pas se contenter de leur dire, qualifiez vous mieux, améliorez votre productivité individuelle et vous aurez votre part du gâteau, puisque la productivité globale ne cesse de progresser depuis 78-79 ?
A un moment donné, la question des bas salaires et du "working poor" compte.)
Dernier point, l'analyse en termes d'écart interdéciles de revenu, masque le phénomène du "Winner takes all" : dans chaque métier, ou secteur, un tout petit nombre récupère la majeure partie du gain collectif...ce qui n'était pas le cas dans les trente glorieuses. La stabilité de l'écart inter décile (d9/d1)cache alors une explosion des inégalités que l'on pourrait estimer statistiquement en étudiant l'origine sectorielle des hauts revenus sur les 30 dernières années.
Cordialement,

Bernard Salanie

depassagederetour : je ne prétends pas que les bas salaires ne soient pas un problème, ni les "working poor"---tout de même beaucoup moins nombreux en France qu'ici, si on défalque les temps partiels et les chômeurs partiels. Mais encore une fois, votre critique manque cruellement de chiffres a l'appui. Prenons votre dernier point par exemple : dans l'introduction de mon livre, j'écris :

"Si on se limite aux 20 000 foyers fiscaux les plus riches, les travaux de Thomas Piketty8 montrent que leur part du revenu français total n’a guère varié depuis trente ans : elle était de 1,97 % en 1979 comme en 1992 et en 1998. Là encore, aucun signe n’indique que les riches soient parvenus à s’approprier une plus grande part du revenu national."

Ces chiffres sont-ils faux ? Sinon, de quels chiffres parlez-vous ? Et tenez, une idée baroque : lisez mon introduction ( http://bsalanie.blogs.com/intro.pdf ) et on en reparle.


francois

Bernard, vous pourriez éditer le lien vers votre introduction, avec la parenthèse juste après .pdf ça fait un dead link. Merci.

Bernard Salanie

C'est fait.

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