Ma Photo

En exergue :

  • Frank Ramsey, "Truth and Probability" (1926)
    The highest ideal would be always to have a true opinion and be certain of it; but this ideal is more suited to God than to man.
  • Jules Bertaut, "1848 et la Seconde République" (1937)
    L'enthousiasme est pour rien chez nous : aussi les Français, peuple avare par excellence, le répandent-ils avec une générosité qui n'a d''egale que leur versatilité.
  • Turgot, lettre à Du Pont (1773)
    C’est au public lisant et réfléchissant qu’il faut parler, c’est à lui qu’il faut plaire, lui et lui seul qu’il faut persuader ; toutes les flagorneries aux gens en place, tous les petits détours dont en s’enveloppe pour ne pas les choquer sont une perte de temps écartant du vrai but et ne réussissant même pas à faire sur eux l’impression qu’on s’est proposée.

Recherche Google


Inscrivez-vous à ma newsletter

Powered by
FeedBurner

Blogs recommandés

Blog powered by Typepad

Merci à StatCounter


« Sécurité et liberté | Accueil | La Turquie en Europe ? »

Commentaires

Antoine belgodere

"c'est d'ailleurs une autre ancienne agente qui me l'a fait découvrir"

Vous avez décidément une vie trépidante depuis que vous êtes aux states ;-)

econoclaste-alexandre

Sur le grand jeu "d'origine" ce livre est absolument passionant :

http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/0192802321/qid=1132767426/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/402-2013264-6040961

Bernard Salanie

Je confirme, Alexandre : cet autre livre est passionnant. A la fin du XIXe siècle, les meilleurs étudiants britanniques rentraient à l'Indian Office (comme plus tôt les deux Mill, ou plus tard Keynes), et nombre d'entre eux (ni les Mill ni Keynes...) partaient mourir de maladie ou sous les coups des Afghans aux marges du Raj, pour la plus grande gloire de l'Empire, mais aussi semble-t-il pour le frisson du Grand Jeu. Sans parler de ceux qui se lancaient dans l'exploration à l'aveugle du continent africain, comme Burton et Speke ou Livingstone. Drôle de peuple, décidément.

econoclaste-alexandre

John Stuart Mill qui trouvait les efforts tellement éprouvants à l'indian office qu'il occupait ses heures de bureau à rédiger ses ouvrages, et déclarait qu'il trouvait "office duties an actual rest from the other mental occupations which I have carried on simultaneously". Et n'oublions pas l'immortel poème de T.L. Peacock sur son travail là bas :

from ten to eleven, at a breakfast from seven:
from eleven to noon, to begin was too soon;
from twelve to one, asked "what is to be done"?
from one to two, found nothing to do;
from two to three began to foresee
that from three to four would be a damned bore.

Etonnant mélange d'aventure incroyable pour les uns, et de bureaucratie alimentaire pour d'autres...

Bernard Salanie

Ah, mais si la bureaucratie alimentaire a permis a J. S. Mill d'ecrire "On Liberty" et "On the Subjection of Women", je lui pardonnerai beaucoup...

Arash Nekoei

Une remarque sur le livre déjà mentionné :
Regardant les références de ce livre, The Great Game de Hopkirk, une question se pose: C’est une histoire racontée par qui?

Exemple historique de ce problème est histoire de l’empire Perses en général et Cyrus en particulier. Il était décrit par les Grecs, Herodotus et Thucydides, comme un peuple sauvage. La vision de l’histoire qui a été la seul jusqu’au 20eme siècle. « Normal, il s'agit d'un Perse, l'ennemi héréditaire des grecs. » Ecrit Le Monde hier dans un article intitulé « Une Perse méconnue à Londres ».
On a oublié ou négligé même la version racontée dans la Bible :
Cyrus is mentioned some 23 times in the literature of the Old Testament. Isaiah refers to Cyrus as Jehovah’s “shepherd,” the Lord’s “anointed,” who was providentially appointed to facilitate the divine plan.
Regarder Isaiah 45, Daniel, Ezra 1-3.
Nous avons attendu jusque notre époque ou les archéologues ont découvert la civilisation perse et les historiens ont récrit l’histoire basée sur les deux versions. Un de meilleur livres dans le sujet est le classique de Olmstead, « History of Persian Empire ». C’est étonnant comment on peut donner des images différentes d’une personne, surtout quand il a 2600 ans.

Par contre les guerres Anglo-Aghan ne sont pas si ancien que ça.
Lisant le livre de Hopkirk, nous entendons la seule voix des officiers britanniques et russes de barbarisme des Afghans et nous oublions l’autre version de l’histoire. C’est rare dans ce livre ou on peut trouver une phrase sur ce que ces officiers ont fait. Par exemple, on le trouve quand un des officiers a eu honte de ce qui-ont fait ses camarades:
"In one village, it is said, every male over the age of puberty was slaughtered, women were raped, and some even killed. ‘Tears, supplications, were of no avail.’ one young officer recalled. ‘The musket was deliberately raised, the trigger pulled, and happy was he who fell dead.’ Shocked at what he saw he described many of the troops as little better than ‘hired assassins’."

Bernard Salanie

Arash : vous avez raison, bien sûr, le Grand Jeu est décrit pour l'essentiel du point de vue des Anglais et des Russes (surtout des premiers). Vous le savez sûrement mieux que moi, le passé perse est un point délicat en Iran même : négligé pendant des siècles, monté en épingle par le dernier Shah, mis à l'index par les mollahs, ne devient-il pas un signe de ralliement des réformateurs aujourd'hui ?

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.