Le philosophe de Princeton Harry Frankfurt a lancé un grave débat aux Etats-Unis avec son petit livre intitulé ... "On Bullshit". Cet article en accès public du New Yorker (eh oui, j'ai rejoint les "liberals" maintenant) en rend compte. Au-delà de l'anecdotique---on notera à cet égard que la "French Theory" semble représenter l'archétype du bullshit, même pour les intellos new-yorkais---se posent des problèmes non-négligeables sur le statut de la vérité . Cela devrait intéresser les Francais, citoyens d'un pays où BHL, Nicolas Baverez et Alain Minc tiennent le haut du pavé de la vie intellectuelle et où il est devenu parfaitement acceptable de constater un désaccord factuel en résumant : "vous avez votre vérité, et j'ai la mienne".

La vérité, un petit sujet tres peu debattu en effet :).
http://en.wikipedia.org/wiki/Truth
http://en.wikipedia.org/wiki/Karl_Popper
Rédigé par: guerby | 21 août 2005 à 07:38
Voici le lien vers les presses universitaires de Princeton : http://www.pupress.princeton.edu/titles/7929.html
On y trouve une vidéo-interview de Frankfurt, ainsi que le premier chapitre du livre à télécharger. Je l'ai acheté et lu, c'est assez amusant.
Rédigé par: François | 21 août 2005 à 08:03
P.S. Très bien, la citation de Joe Dassin !
Rédigé par: François | 21 août 2005 à 08:04
Dans le même genre :
http://un2sg4.unige.ch/athena/bouveresse/bou_pens.html
et évidemment son petit pamphlet, "prodiges et vertiges de l'analogie".
Bon, c'est de l'archi-classique, mais ça fait toujours du bien...
Rédigé par: EL | 21 août 2005 à 10:54
cet intérêt pour la question provient-il de la signification américaine de vos initiales ? ;-P
Rédigé par: argon | 22 août 2005 à 09:26
?
Rédigé par: EL | 22 août 2005 à 12:17
EL : merci pour le texte de Bouveresse. Au-delà du curieux mélange de supériorité affichée envers les scientifiques bornés et de complexe d'infériorité qui motive ces analogies douteuses, on ne peut qu'être atterré par ces échnages de rhubarbe et de séné entre clowns médiatiques, cf Bouveresse citant Michel Serres :
"En appliquant donc le théorème de Gödel aux questions du clos et de l'ouvert touchant la sociologie, Régis Debray boucle et récapitule d'un geste l'histoire et le travail des deux cents ans qui précèdent". (!)
Rédigé par: Bernard Salanie | 24 août 2005 à 12:13