L'écrivain Marie Desplechin a participé aux derniers soubresauts gauchistes des étudiants français (étudiants au sens large, elle devait être lycéenne). Les groupements maos avaient éclaté en 1974, mais il restait aux gauchistes à vivre les enivrantes effluves de la victoire sur le fascisme, à travers les nord-vietnamiens d'abord, puis les Khmers rouges. Son récit publié dans Le Monde m'a beaucoup touché, je ne saurais dire pourquoi, moi qui n'ai jamais connu le moindre engagement politique. Je vous le recommande ; elle au moins, contrairement à tous ces gauchistes repentis qui sont plutôt fiérots de leurs hallucinations passées, a l'air de ressentir un vrai remords.

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