Dans son éditorial "L'lllusion du non", Jean-Marie Colombani conclut sur cette anecdote :
Recevant à l'été 2001 le premier ministre Tony Blair, George Bush l'interpella ainsi, comme le rapporte l'historien Timothy Garton Ash : "Tony, voulons-nous que l'Union européenne réussisse ?" A la réponse positive qu'il reçut, le président américain répondit que cela était certainement, de la part des Britanniques, une "provocation".
Intéressant. Sauf que, raconté par Tim Garton Ash, c'est un peu différent. Bush 2, arrivant au pouvoir, convoque plusieurs intellectuels britanniques à Washington, dont TGA. Et c'est à eux qu'il pose cette question (moins le "Tony", qui ne s'imposait évidemment pas). Vue leur réponse positive et surprise, Bush ajoute : "C'était une provocation" (de lui, pas des Britanniques).
Il fut un temps où les journalistes ne publiaient rien qui provienne d'une source non confirmée. JMC, lui, invente des dialogues entre Bush et Blair ! Pas mal, pour le directeur du quotidien de réference en France...
(Ma source à moi est là, et elle est très crédible... sans compter le fait que j'ai personnellement entendu TGA raconter cette histoire à New York).

cf la face cachée du Monde ; bien peu croient encore lire des faits dans le Monde
Rédigé par: mathias | 27 mai 2005 à 15:15
Cf. votre exergue, qui a raison une fois de plus sur le quotidien de référence : "On veut juger et on se trompe."
En même temps vous êtes remarquablement masochiste, vous lisez encore les éditos du Monde ! (il y a pire : il y a ceux qui lisent encore Fottorino malgré son encadré "Méthodes de nazis" sur l'affaire-fiction du RER B)
Rédigé par: François | 30 mai 2005 à 05:09